‹ Les dix dizaines des Cent nouvelles nouvellesChapitre 53 sur 84 · LVIII MANUSCRITS · texte numérisé non relu

LVIII MANUSCRITS

in-fol., mar. citr. » Ce manuscrit, qui avait été adjugé au prix de loo livres dans la vente publique de 1769, ne s'est retrouvé que, dans ces derniers temps, à la bibliothèque de l'Université de Glascow, où le docteur Hunter, créateur de cette collection, l'avait enfoui. C'est là que M. Thomas Wright, membre correspondant de l'Institut de France, l'a découvert, et il s'en est servi pour publier une nouvelle édition des Cent Nouvelles nouvelles dans la Bibliothèque elzevirienne.

M. Thomas Wright a prouvé, d'une manière à peu près irréfutable, que le manuscrit de Gaignat offre un texte presque analogue à celui du manuscrit qui se trouvait encore vers la fin du XV® siècle dans la bibliothèque des ducs de Bourgogne; malheureusement, il ne nous a pas donné une description suffisante du manuscrit de Gaignat, lequel a sur le manuscrit primitif l'avantage d'être complet, mais qui paraît avoir été copié par un détestable scribe ; aussi, M. Thomas Wrifi^ht s'est-il bien gardé de reproduire littéralement le texte avec toutes ses fautes de sens et d'orthographe; il n'en a conservé qu'un certain nombre,peut-être comme spécimen. Par exemple, dans la vingt-cinquième nouvelle, le copiste écrit, et M. Thomas Wright imprime, sans aucune correction : serement, au lieu de serment; pertus au lieu de pertuis; en my, au lieu de emmy; veil

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