ET EDITIONS LIX
pour veuilj etc. ; dans la vingt-sixième : scevent pour sçavent; abbayt pour abbaye; parfecte pour parfaite; offerende pour offrande ^ etc. ; dans la vingt-septième^ eur pour heure; mos pour mot, etc. M. Thomas Wright a, du reste, fait assez bon usage de l'édition des Cent Nouvelles nouvelles, publiée par Leroux de Lincy, en 1 84 1 , et surtout de celle qui avait paru, la même année, dans le recueil des Vieux Conteurs français, et cela, bien entendu, sans se tenir scrupuleusement au texte fautif de son manuscrit, qu'il proclame excellent.
Il n'en a pas moins jugé très-sévèrement le texte des éditions de Vérard : « Nous avons le droit de supposer, dit-il, que non-seulement Vérard a tiré son texte d'un mauvais manuscrit, mais encore qu'il l'a laissé imprimer avec beaucoup de négligence; qu'on a continuellement changé les phrases qui sentent le dialecte picard plutôt que l'idiome parisien; qu'on a remplacé des expressions vieilles ou triviales par d'autres plus modernes ou plus en vogue; enfin qu'on a fait des omissions assez considérables, quelquefois par accident ou négligence, mais plus souvent pour abréger le texte. »
Il est certain que Vérard a modifié plus ou moins le texte original des Cent Nouvelles nouvelles, pour lui ôter ce qu'il avait de trop flamand ou de trop wallon; mais ces modifications