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NOTICE VII

même en Brabant , il accueillit très-gracieusement à sa cour le Dauphin, et il voulut connaître les griefs que ce prince prétendait avoir contre le roi et ses conseillers. « Monseigneur, soyez le bienvenu dans mon pays ! lui dit le duc, après l'avoir écouté avec attention; je suis très-heureux de vous y voir. En tout ce qui touche votre personne, soyez sûr que je vous ferai service, soit de corps, soit d'argent, sauf contre monseigneur le roi votre père, contre lequel, pour rien, je ne voudrais entreprendre aucune chose qui fût à son déplaisir. » Philippe le Bon s'employait activement à réconcilier le Dauphin avec le roi ; mais les négociations entamées à cet effet , échouèrent toujours par le mauvais vouloir des personnes intéressées à empêcher ou à retarder cette réconciliation; le Dauphin, d'ailleurs, ne se souciait pas trop de rentrer en France du vivant de son père, et celui-ci se croyait plus sûr de conserver sa couronne, tant que son redoutable fils resterait hors de ses Etats.

Pendant le séjour du Dauphin en Brabant, une parfaite harmonie régna entre lui et le vieux duc de Bourgogne, quoique Charles VII eût dit amèrement, au sujet de la généreuse hospitalité que Philippe le Bon accordait au fugitif : « Mon cousin ne sait pas ce qu'il fait; il donne asile au renard qui mangera ses poules. » Le duc avait promis une pension de trois mille florins d'or par

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