LXXVIII MANUSCRITS
(sans date), et nous l'avons élucidé par des notes philologiques et historiques, qui étaient indispensables pour l'intelligence de la langue et du récit. Quant à imposer un caractère constamment uniforme et régulier à l'orthographe des ouvrages du XV® siècle, ce serait une entreprise peut-être regrettable, car cette variété orthographique indique souvent des nuances grammaticales qu'il importe de respecter. Nous avons seulement éclairci le sens du discours, par l'emploi de certains signes d'accentuation et de ponctuation modernes, qui ne changent pas la forme du langage et qui ne lui ôtent rien, pour ainsi dire, de son goût de terroir gaulois.
a Le texte des Cent Nouvelles nouvelles est, ce nous semble, dans notre édition, plus correct et plus compréhensible que dans les éditions précédentes; car^ tout en reproduisant scrupuleusement ce texte d'après la plus ancienne édition connue, qui devait nous tenir lieu du manuscrit original, nous n'avons pas hésité à rectifier une foule de phrases, évidemment fautives, par le seul fait de l'impression, et à corriger des mots plus ou moins altérés dans cette édition de Vérard, qui a été la base de toutes les autres. Nous ne croyons pas que l'exactitude d'un éditeur doive aller jusqu'à respecter les fautes et les négligences de ses devanciers. »