ET EDITIONS LXXVII
avec ces joyeux Conteurs, qu'on ne connaissait plus que de nom. Au moment même où nous obtenions ce résultat inespéré, le savant M. Le Roux de Lincj publiait, de son côté, une autre édition des Cent Nouvelles nouvelles, édition offerte surtout aux érudits, et dans laquelle il s'appliquait à reproduire le texte original d'après les premières éditions de ce célèbre recueil de contes. La tentative de M. Le Roux de Lincy réussit aussi bien que la nôtre, et son édition eut les honneurs d'une réimpression dans l'espace de peu d'années. Grâce à cette double expérience de librairie, le livre des Cent Nouvelles nouvelles 'peui s'attendre à être souvent réimprimé avec son vieux langage et sa vieille orthographe; car il a pris sa place à la tête de ces ouvrages classiques, qu'on nomme en Italie testi di lingua.
« L'édition que nous publions aujourd'hui est toute différente de celle que nous avons donnée , il y a seize ans, dans le volume des Vieux Conteurs français : suivant notre système, nous avons essayé de faire mieux que nous n'avions fait alors. Depuis seize ans, d'ailleurs, l'érudition est en progrès; elle est devenue beaucoup plus répandue, et il y a, pour les faiseurs d'éditions nouvelles, un public plus nombreux, mais plus difficile aussi à contenter. Nous nous sommes donc attaché à présenter un texte aussi parfait que possible, en le revoyant sur l'édition originale de Vérard