SCÈNE XI
BÉLINO, PIQUELLI, entrant par le fond.
BKLl.xo, impatienté.
Mais je vous dis que si !..
PIQUELLI.
Je vous dis que non!..
BÉLINO.
Quel caractère!..
PIQLELLI.
Quel entêtement!
BÉLINO.
Voyons , je suis las de ces discussions éternelles... je veux le repos... la quiétude... Nos ollègues viennent de nous donner pleins pouvoirs d'agir comme nous l'entendrions... Eh bien ! ce Français partira !
PIQUELLI.
C'est bien heureux !
BÉLINO.
Envoyez quelqu'un au palais de l'ambassade... faites demander M. de Lucienne,
PIQUELLI.
J'y avais songé.
BÉLINO.
Comment ?
PIQUELLI.
D3 chez le Doge j'ai dépêché un de nos familiers... Le Vicomte sera ici dans un instant,
lîoin?.. quoi? sans me consulter? sans atteii'Jre que j'aie consenti?.. Vous avouerez que c'est d'une légèreté , d'une inconvenance!..
PIQUELLI.
Dans les choses de tact et de délicatesse , je ne prends que mon avis.
BÉLINO.
Vous vous croyez donc infaillible?., vous croyez donc valoir...
PIQUELLI.
Fort peu, quand je m'examine ; beaucoup, quand je me compare.
BÉLINO, à part.
Quel outrage! Et ne pouvoir humilier tant d'orgueil !