‹ Les dix soirées malheureusesChapitre 13 sur 53 · DU TRADUCTEUR. XXV · texte numérisé non relu

DU TRADUCTEUR. XXV

tier-général. Il était temps d'employer les plus grands moyens , pour faire face à la tempête. La réaction fut terrible. Toutes les troupes réunies attaquent à leur tour cette tourbe tumultueuse : la discipline et la tactique européenne , le canon français, ont bientôt repoussé , dispersé un ramas , sans chefs, et presque sans autres armes e son nombre et sa fureur. La Ville est reconquise; les rues, les places, sont désertes-, mais les moteurs de la révolte , poussés par le désespoir et la nécessité d'éviter les supplices qui menacent leurs têtes, se sont réfugiés dans la grande mosquée d'êi-Azhar et y ont réuni tout cè que la ville peut renfermer d'hommes armés et déterminés. Ils barricadent la mosquée et ses dépendances, dpnt l'étendue renfermait un quartier entier, et se prépa-

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rent à la défense au sein de cet asyle, jusqu'alors respecté dans toutes les guerres civiles précédentes.

, Rien n'arrête les grenadiers français , tout est culbuté, enfoncé, et les vainqueurs entrent au pas de charge jusqu'au milieu de la nef de la mosquée 8.

. Les principaux coupables sont saisis et punis 9 ; leurs complices , désarmés , ne doivent la vie qu'à la clémence française; tout le reste fuit épouvanté : il n'y a plus à craindre, ni attaque, ni résistance; tout est soumis*

Il restait un grand acte de justice à exercer. La vengeance semblait réclamer la punition de la ville elle-même, dont la population, mobile et changeante, s'était laissé entraîner à partager des désordres aussi désastreux. . î., • .

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Le général en chef se borna à frapper une contribution extraordinaire sur le Kaire, et à supprimer son divan, qui n'a-

vait ni su, ni pu, ni peut-être voulu pré-

venir la révolte , déclarant que , dorénavant , les habitans coupables ne seraient plus régis que par le pouvoir militaire. Cette punition , toute clémente qu'elle était, fit sur les habitans le plus grand effet; au lieu d'être soumis aux lois de leur pays et à une administratif éhoisie dans leur sein , ils se regardaient comme un troupeau d'esclaves, pour lesquels il n'existé d'autres lois quë le bon plaisir et les caprices de leurs maîtres- :>...■

Toute la ville était dans la stupeur, et la terreur ne pouvait même plus contenir partout les signes d'un mécontentement général. D'un autre côté, les commandans

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