‹ Les doasChapitre 11 sur 33 · LE SYLPHE · texte numérisé non relu

LE SYLPHE

(s BU RAT ORUL)

(( Ma petite sœur bien-aimée, ne connais-tu pas cette chanson du pays qui dit qu'à l'heure où les rayons du jour se retirent à travers les feuilles, le sylphe se jette à la poursuite des jeunes filles qui viennent cueillir des fraises dans le bois et qui portent comme toi des fleurs sur leur sein?

« Ce charmant lutin de sa main invisible leur vole les fraises, puis il les embrasse et les mord légèrement sur le front et sur la bouche. Ma sœur, ta lèvre est mordue ; ma sœur, où sont les fraises que lu as cueillies ! Dis, n'aurais-tu point rencontré le sylphe au fond du bois sombre?

- Gl —

— .Ma [H'AïUt sœur bien-aimée, la chanson du pays ajoute que le sylphe aime également à Iuliner dans l'ombre épaisse les jeunes fdles innocentes et blanches fpii viennent cueillir des violettes dans le bois, et qui portent sur la gorge, ainsi que toi, de beaux colliers de perles.

(( Ce charmant lutin leur brise les colliers dans son badinage caressant, et h la place de chaque perle il dépose un doux baiser. iMa sœur, ton collier est brisé; ma sœur, où sont tes perles? Dis, n'aurais-tu point rencontré le sylphe au sein du bois sombre? »

Ainsi les deux jeunes et jolies fdles se taquinaient en courant gaiement sur le même sentier, tandis qu'il la lisière du bois, deux jeunes gens aux cheveux noirs atlachaient ri«?rement, Tun un bouquet de (leurs k son chapeau, l'autre un collier de perles <i sa ceinture.

LE TÂTARE

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