‹ Les doasChapitre 24 sur 33 · CHANT DU GONDOLI ER · texte numérisé non relu

CHANT DU GONDOLI ER

Sur la mer calme et murmurante, toutes les étoiles flottent légèrement; hélas! pourquoi seule manques-tu à leur chœur lumineux, ô mon astre charmant !

Un chant mélodieux s'élève des rivages et des canaux; pourquoi, ma Ninitza, pourquoi n'entend- on pas aussi ta voix chanter gaiement ?

La nuit mystérieuse, aux tendres chuchottements, te réclame, ô ma bien-aimée ! comme sa plus belle couronne ; la gondole gémit tristement, car il y a si longtemps qu'elle ne t'a bercée sur les lagunes.

Ah ! descends leste et joyeuse du haut de ton noir palais; viens régner, viens briller sur les flots comme un astre divin.

Voici la lune monter au ciel du sein des ondes; son

front pâle flotte et s'élève à travers les vapeurs de la mer; oh! parais comme elle, douce lumière de mon âme ; viens consoler le pauvre gondolier.

Car je veux charmer doucement Ion rêve en chantant la barcarolle vénitienne, et je veux, ma Ninitza chérie, te bercer jusqu'au jour dans ma gondole.

XXXIfl

Page 1