FLEURS DE MUGUET
bien des fleurs brillent dans le monde. Bien des fleurs parfumées, Mais, comme vous, petites fleurs de muguet, Aucune fleur ne possède au monde Parfum si doux et si doux nom.
Vous êtes les larmes des anges, Sur la terre, du ciel tombées,
LACRIMIORE
Multe florï lucescû in lume, Multe florï mirositôre, Dar ca voï, micï lâcrimiôre N'are'n lume nicï o ûàre Miros dulce, dulce nome.
Vol sunteti lâcriml de ângerï Pe pâmlnt din car picate
Quand, parmi les étoiles bercées,
Leurs âraes pures
S'envolent en versant de douloureuses larmes.
Vous êtes délicates et blanches Gomme la bien-aimée de ma vie ; Avec vous, précieuses petites grappes.
Blanches petites perles, Le printemps se fait des colliers.
Mais, tout à coup le vent froid.
Avant le temps vous fauche ; Ainsi le sort nous ravit Tout ce qui au monde nous sourit :
La fleur périt, la vie passe !
Cànd pin stelle legâuate
A lor suflete curate
Sborû versàad duïoase lacriinï.
Sunteti fragede si albe Ca iûbita vietiï mêle ; Cu voî, scumpe strugurele, Albe mârgâritarele Primavara' çï face salbe.
Dar de-o data ventul rece Fàrà vreme ve coseste, Astfei sôrta ne ràpeçte Tôt ce'n lume ne zimbeste :
Flôrea père, vîata trece.
LA GONDOLETTE
Avec Ninitza, dans la gondolette, Quand je me promène lentement, Le passant de la Piazzeta Nous regarde en soupirant.
Alors le ciel devient serein, Il brille gaiement pour nous deux, Et l'Adriatique se calme, Se calme pour nous deux.
LA GONDOLETTA
Ku JXinitza'n gondoleta Cànd me primblu'nceti§'>r, Trecatoriûl din piazettà Ne priveijte-oftànd de dor.
Atunci cerul se'nseuinâ Lucind vesel l'amindoî S'Adriatica s'alinâ Se alinà pentru iioi.
Dans les lagunes, s'il nous plaît
De flotter sur les vagues de la mer,
Pour nous le sirocco se tait
Au vert rivage du Lido.
Et sous sa longue rame
La gondolette saute doucement
Avec la Ninitza bercée.
Bercée sur mon sein.
Mènes-nous gaiement, rameur, Du Lido à Saint-]\Iarc ; Prends le long du grand canal Qui se courbe comme un arc.
Va, tant que ma bien-aimée Ninitza,
In lagunâ de ne place A pluti pe-al mâriï val, Pentru noï sirocco tace Pe-a lui Lido verde mal , Si sub lunga sa lopatà Gondoleta saltâ lin Ku Ninitza legânatâ Legânatà pe al meù sin.
Mena vesel, lopâtare.
De la Lido la San Marc, Je de-alung canalul mare Ce s'endôae ca un arc.
Mergï cat draga mea Ninitza
Restant près de mon sein enflammé, Me donnera sa douce petite bouche, Me donnera de doux baisers.
Tant que la lune sera au ciel.
Tant que le ciel sera serein, A la Giudecca, vers la lagune, Vole, ô brave gondolier ; Conduis-nous, Toni, tranquillement.
Jusqu'à ce que, ta gondole s'arrêtant, Notre belle existence amoureuse S^'achève avec amour.
Stând la petuml infocat, Mï a da dulce sa guritzâ MI a da dulce srutatâ.
Cât va fl in cerurï lunâ, Càt va fi senin pe cer, La Giudecca, spre lagunft Sborï voinice gondolier.
Du-ue Toni'n liniçtire Pân ce stànd gondola ta Vlata nôstra de iùbire Ku iûbire va'nceta.