DE LA RÉVÉLATION
1. Si quelqu'un dit que le Dieu unique et véritable, notre créateur et maître, ne peut pas être connu avec certitude , par la lumière naturelle de la raison
4. Si quis dixerit , res finitas, tum corporeas tum spirituales , aiit saltem spirituales , e divina substantia émanasse ;
Aut divinam essentiam sui maiiifestatione vel evokitione (ieri omnia ;
Aut denique Leum esse ens universale seu indefinitum , quod sese determinando constituât rerum universitatem in gênera , species et individua distinctam ; anathema sit.
5. Si quis non confiteatur , mundum , resque omnes , quse in eo continentur, et spirituales et materiales , secundum totam suam substantiam a Deo ex nihilo esse productas ;
Aut Deum dixerit non voluntate ab omni necessitate libéra , sed tam necessario créasse , quam necessario amat seipsum ;
humaine, au moyen des choses qui ont été créées ; qu'il soit anathème.
2. Si quelqu'un dit qu'il ne peut pas se faire , ou qu'il ne convient pas que l'homme soit instruit par la révélation divine sur Dieu et sur le culte qui doit lui être rendu; qu'il soit anathème,
3. Si quelqu'un dit que l'homme ne peut pas être divinement élevé à une connaissance et à une perfection qui dépasse sa nature, mais qu'il peut et doit arriver de lui-même à la possession de toute vérité et de tout bien par un progrès continu ; qu'il soit anathème.
4. Si quelqu'un ne reçoit pas dans leur intégrité , avec toutes leurs parties, comme sacrés et canoniques, les livres de l'Écriture, comme le saint Concile de Trente les a énumérés, ou nie qu'ils soient divinement inspirés; qu'il soit anathème.
Aut mundum ad Dei gloriam condituni esse negaverit ,
anathema sit.
DE P.EVELÂTIONE.
1. Si quis dixerit , Deum unum et verum, Creatorern el Dominum nostrum , per ea , quse facta sunt , naturali ratio nis humanfe lumine certo cognosci non posse ; anathema sit
2. Si quis dixeril, fieri non posse, aut non expedire, ut per revelationem divinam homo de Deo, cultuque ei exhibendo edoceatur; anathema sit.
3. Si quis dixerit, hominem ad cognitionem et perfeclionem , quaî naturalem superet , divinitus evehi non posse , sed ex seipso ad omnis tandem veri et boni possessionem jugi profectu pertingere posse et debere ; anathema sit.