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La théorie moristique va encore plus loin: ici ce sont des masses d’atomes qui jouissent, grâce à la <ondensation, là c’est l'éther qui souffre par la raréfaction...
Il n’y a, dit Haeckel, qu’une substance qui possède l'énergie, c’est lu matière; elle sert de fondement au monisme. Par elle Haeckel explique la formation des corps et leur succession dans l’univers éternel,
D’après ce savant, pendant que dans une partie de l’espace, naissent par ce processus de condensation, d’abord de petits corps, ensuite de plus grands et que l’éther £tteint.entre eux un degré plus élevé de tension, dans d’autres parties de l’espace a lieu en même temps le processus opposé: la destruction des corps qui tombent l’un sur l’autre. Les énormes quantités de chaleur engendrée par le choc des corps en rotation fournissent de nouvciles forces vives, qui produisent les mouvements des masses nébvieuses cosmiques engendrées ainsi et la nouvelle formation de sphère: en rotation. L’éternel jeu recommence.
Le globe terresire se serait ainsi formé, il y a des milliards de siécles, au dépens d’une partie du système solaire en rotation. Après d'autres milliards de siècles, alors que son orbite sera devenu de plus en plus petit, il tombera eur le soleil.
LES DOGMES VOUVEAUX
Disons avec Lamine que Haeckel s'impose à lui-même et impose à son école des dogmes nouveaux, fait des affirmations incertaines, hasardeuses improbables ou même manifestement fausses. Son enseignement sur apparition et la succession des êtres vivants nous fait voir ses théories mécaristes et dynamistes qui servent à l’édification de son monisme. Il sait tirer parti des premières pour facilit®r aux secondes l'explication des phénomènes vitaux, et il ne manque pas de les attribuer aux forces physico-chimiques, de soutenir la thèse de la génération spontanée, et de nier toutes distinctions entre les animaux et les plantes, entre ces dernières et les minéraux. Ce savant n’est pas le seul à affirmer que le premier degré de la vie végétative ou organique est le produit des forces physico-chimiques.
Le prof. Grasset écrivait en 1909: “La biciogie ne doit pas être identifiée aux sciences physico-chimiques, n’est pas un chapitre de !à physico-chimie. Les plus récents progrès de la science, loin d'affirmer cette conclusion, ont fourni de nouveaux et puissants arguments à !a thèse vitaliste.
Le prof. Richet, membre de l’Académie de Médecine, à Paris, quoique agnostiqu: dit: “Jamais la loi de finalité ne s’est trouvée en défaut dans l’étude des êtres vivants.”