‹ Les doctrines évolutionistes [microforme]Chapitre 29 sur 29 · LE CONCILE DE COLOGNE · texte numérisé non relu

LE CONCILE DE COLOGNE

C'est le temps opportun de soumettre à nos lecteurs cet extrait du Concile de Cologne, en 1860, approuvé par Rome, qui “a condamné comme absolument contraire à l’Ecriture Sainte et à la foi l’opinion de ceux qui n’ont pas honte d’affirmer que l’homme, ne serait-ce que son corps, est le produit naturel de l’évolution spontanée, d’une nature imparfaite en d’autres natures de plus en plus parfaites, jusqu’à la nature humaine actuelle.”

Ils ont cru trouver un refuge dans la proposition que Dieu, pour façonner l’homme, aurait bien pu se servir d’une matière organique et de ses forces vitales, tel qu’un être animal.

De l'avis du cardinal Gonzalès, “cette interprétation w’écarte moins de la narration mosaïque; elle sauve l’action supra naturelle, directe et immédiate de Dieu qu’il faut sauvegarder à tout prix avec le dogme; mais elle laisse intactes les raisons que l’on a coutume de faire valoir pour l'interprétation obvie et littérale qui garde toutes ses préférences.”

La conscience catholique et la véritable science proclament dans un accord admirable qu’un Principe incréé, immuable, éternel est la source de tout être et de toute vie dans l'Univers.

Je termine avec ces paroles de A. de Lapparent de l’Académie des sciences: “Pour nous, qui avons l& certitude de ne pas nous être créés nous-mêmes, il nous plaît d’apercevoir la volonté intelligente qui a tout conduit; et quand nous profitons si manifestement de tant de choses préparées de longue date, ce n’est pas seulement un besoin du coeur, c’est aussi une exigence de notre raison, de voir clairement où doit s’adresser la reconnaissance dont nous nous sentons remplis.”

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