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FIXITE DES ESPECES

Les découvertes paléontclogiques d’Orbigny sont impuissantes à renverser la thèse de la fixité des espèces. “Il est établi, dit Focillon, par une véritable statistique de faits connus que, dans l’ordre chronologique des âges du monde, les quatre embranchements du règne animal, et les classes qui composent chacun d’eux, ont apparu parallèlement et non pas successivement selon leur perfectionnement relatif ; que l’accord du degré croissant de perfection des organes avec l’ordre d'apparition des espèces dans la série des âges ne se réalise qu’exceptionnellement dans je fait de l’arrivée tardive des mammifères.”

Les évolutionistes sont toujours à la recherche des intermédiaires pour établir la filiation des espèces, recherche qui reste toujours infructueuse. A ce sujet, Gaudry dit:

“Non seulement l’histoire de l’évolution des êtres fossiles est à peine ébauchée, mais il y a d’éminents naturalistes qui nient que cette histoire soit possible, attendu qu'ils ne croient pas à l’évolution.”

Gaudry dans “Les ancêtres de nos animaux” tire les conclusions suivantes:

“lo La première, c'est que dans toutes les classes du règne animal, à toutes les époques géologiques, on trouve certains êtres nettemert séparés de ceux qui les ont précédés, en sorte que l’on ne saurait dire quels furent les ancêtres, et s’ils sont le produit d’une évolution.

20 On rencontre des formes de transition peu accusées, qui ne fournissent q'': d’assez faibles arguments en faveur de la théorie de la filiation des èces et de l’évolution continue.

30 D’: s intermédiaires semblent favoriser cette idée, Mais il existe er : de telles lacunes entre les espèces d’époques consécutives, qu’on veut encore démontrer d’une manière positive que ces s-

pèces son! :escendues les unes des autres.”

Un savant évolutioniste, Contejean, confesse ainsi sa déception: “Quoi de plus séduisant, et en apparence de plus significatif, que ces découvertes incessantes de types fossiles réellement intermédiaires entre les types actuels. On a trouvé des êtres qui établissent un passage entre les oiseaux et les reptiles, entre ceux-ci et les mammifères ou les poissons... Malheureusement ces spendides perspectives ne sont au fond que des mirages trompeurs.”

Avec Flourens, Contejean jette un défi aux transformistes contre les métamorphoses conduisant d’une espèce à une autre.

Farges, d’après Contejean et Dupont, donne cette statistique concluante:

Sur 46 espèces de mammifères de l’époque quaternaire et de la fameuse période glacière si féconde en causes de variations, 39 espèces sont parvenues jusqu’à nous sans aucun changement appréciable, pas même dans la taille, et vivant encore dans les diverses contrées des deux mondes. Sept espèces seulement se sont éteintes plutôt que de changer. Telles sont, parini les espèces persistantes, le renne, le chamois, la marmotte, le castor, la chauve-souris, le renard, l’ours brun... dans le règne végétal, le chêne, le bouleau, l’érable, le pin sylvestre, l’if, le mélèze et même certaines variétés de noisetiers.”

Blanchard: “La plupart des créatures vivant à l’époque quarternaire se retrouvent dans les faunes et les flores du monde moderne sans offrir le moindre signe de variations.”

D’après Milne Edward, “on a trouvé un certain nombre d’oiseaux et de mammifères de l’époque tertiaire “semblables aux nôtres.”

Pouchet, transformiste, dit “que les insectes et les mollusques d’eau douce des terrains secondaires diffèrent assez peu des nôtres, et c’est ce que maintient aussi De Saporta.

Blanchard: ‘’un certain nombre de crustacés, de z00 ;hites et de

mollusques, de moules et de nautiles, de l’époque crétacée, sont encorc représentés dans le monde actuel.”

Comme exemple de Ja Permanence spécifique, l’époque primaire nous présente des fossiles de foraminifères, de brachiopodes, de nautilides, de céphalopodes acétabulifères d’arachnides, d'insectes, de scorpions, et Barrande nous donne 350 espèces de trilobites de la faune primordiale silurienne.

Agassiz: “Il est donc établi par des faits innombrables que l’idée d'une succession graduelle et rayonnée, des mollusques, des articulés et des vertébrés, est pour toujours hors de cause, On a la preuve indubitable que les rayonnés, les mollusques et les articulés se rencontrent Partout ensemble dans les terrains les plus anciens, que les plus précoces d’entre les vertebrés leur sont associés, et que tous ensemble se continuent à travers les époques géologiques jusqu’au temps actuel.”

Suivant Fanges, les faits paléontologiques contredisent la progression croissante de types vivants. “Il suffisait de rappeler, par exemple, que les plus anciens poissons découverts dans les couches paléozoiques, bien loin d’être les moins Parfaits, sont au contraire des sélaciens et des ganoïdes les plus élevés de tous les poissons par la structure; que les batraciens, qui se montrent pour la première fois dans la faune carbonifère, commencent par des types gigantesques, tels que les labyrinthodontes; que les reptiles des terrains secondaires sont bien supérieurs, à tous égards, aux reptiles des âges suivants...” Il est évident que l’évolution graduelle Par transformisme n’est pas d'accord avec les données de la paléontolgoie, mais elle est arbitraire et ne peut supporter la lumière de la science contemporaine.

Disons avec Nadaillac: “La vérité, par sa seule force, a prévalu contre les talents les plus incontestables, contre la science la plus sérieuse, et, ce qui est bien autrement difficile, contre les passions les plus ardentes.”

La diversité des caractères spécifiques des substances brutes, dans le règne minéral, procède de la forme, qui détermine la matière première suivant des modes différents de formation. Le principe formateur des espèces minérales les conserve dans leur nature, tant que les forces matérielles ne viennent pas les décomposr et former brusquement des combinaisons nouvelles.

Dans les êtres végétaux, il y a, par la volonté du Créateur, un autre principe spécifique à l’état de puissance latente. ’est ce principe formel qui produit dans le monde végétal les caractères morphologiques et biologiques dans les variétés si intéressantes à étudier. L'expérience et la raison ne nous font pas voir autre chose que la loi de permanence dans les espèces végétales quelles qu’elles soient.

Le principe organisateur des animaux n’est pas le même que celui qui préside à la formation du règne végétal. L’observateur, qui scrute tant sôit pe la constitution des êtres organisés, ne peut s'empêcher de constater une grande différence entre le principe vital des plantes et le principe vital des bêtes.

Le physiologiste, guidé par une saine philosophie, corstate lui aussi la veriété de formes anatomiques et fonctionnelles dans les espèces animal.s, qu'il est obligé, en s'élevant aux causes efficientes, d’attribuer à un principe d'unité. Le principe organisateur et spécificateur, une fois passé à l’état de puissance active, fait paraître sous nos yeux, avec le concours des forces auxiliaires physico-chimiques, toutes les espèces animales qui ne se sont jamais départies de leurs attributions essentielles depuis l’apparition de la vie sur notre globe. Le principe de la vie végétative ou organique des plantes et des animaux est différent de l'élément matériel. Il est l’origine de l’activité dans les êtres vivants et pour les animaux, la source de leur sensibilité.

Les formes spécifiques, dans les règnes végétal et animal, déterminent bien une grande variété de formes vitales, mais elles soat toujours opposées à ce que la succession des espèces dans le temps ait impliqué une dérivation.

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