‹ Les doctrines littéraires de l'Encycloped́ie, ou, Le romantisme desChapitre 26 sur 43 · CONTEMPORAINE · texte numérisé non relu

CONTEMPORAINE

]. L'Encyclopédie a conslalé une décadeoce marquée dtnt tous le« genres de la littérature pure, exception faite, à tort, pour J.-B. Rousseau et Crébillon; avec raison, pour Voltaire. ^ L'Encyclopédie signale quatre causes de décadence: !• Abus de Tesprit philosophique; ses effets sur le théâtre, ^ sur la fable, — sur rode, — sur Téloquence. — 2* Bel esprit; — Kontenelle; — dédain de Térudilion; — effets du bel esprit sur l'ode, la pastorale, la comédie et Téloquence. — 3« Censure gouYernementale; ^es effets sur l'éloquence, <— sur la comédie, — sur l'ode. — 4« Epuisement de la nature — dans la tragédie, — dans l'oraison funèbre.

II. L'Encyclopédie a aperçu* le^ signes précurseurs d'une litléralure nouvelle dans d'autres genres. — Développement de la littérature philosophique; — le carlè«ianisme et le sensualisme; — Mau|tertuis, Condillac, Montesquieu, J.-J. Rousseau. — Omission de Voltaire, de Diderot et de La Mettrie. — Développement de la littérature scientifique : Kontenelle et Duffon. — Progrès de l'histoire; — du roman; — de la comédie. — La poésie légère, ton éclat.

Après avoir passé. en revue les difiërents genres littéraires en vers et en prose et étudié quelles furent sur chacun d'eux les doctrines de rEncyclopédie, je vais examiner les jugements portés par celle-ci sur les auteurs contemporains. Il sera curieux d'entendre la déposition des encyclopédistes sur le mouvement littéraire auquel ils furent mêlés, et de savoir s'ils ont su s'arracher & ces illusions dont il est difficile de se défendre, quand on juge des contemporains et que la postérité n'a pas mis encore chacun à sa place. Surtout, il sera utile à mon sujet d'étudier si les encyclopédistes

qui ont jugé nécessaire de modifier plus ou moins tous les genres littéraires du grand siècle, lorsqu'ils en faisaient la théorie, ont été satisfaits des ouvrages que leurs contemporains coulaient dans ces genres comme dans des moules parfaits; ou bien si, conséquents avec eux-mêmes, ils ont reconnu que ces ouvrages étaient aussi peu viables que les genres eux-mêmes; enfin, s'ils ont aperçu dans certaines productions du temps des symptômes de décadence, et dans d'autres les signes précurseurs d'une littérature nouvelle.

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