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LA MÉDECINE ARABE

La Médecine arabe. — L’Arabisme apparaît au xie siècle, se consolide au xne et triomphe au xiiP. Léon l’Africain unit la médecine à la philosophie. Les Arabes continuent la médecine conservatrice et commentent Hippocrate, Aristote et Galien. Rhazès (860) décrit la variole, Avicenne (980-1037) publie son Canon qui, pendant six siècles, resta l’ouvrage classique, Avenzohar (xn° siècle), jura de ne jamais prescrire de poison et fit saigner son fils, qui n’était âgé que de trois ans. Averrhoès, le commentateur d'Aristote, prenait pour guide l’expérience et le jugement et conseillait d’appliquer les vérités générales à chaque cas particulier. Albucazis aurait connu la ligature des artères. Les Arabes servirent d’intermédiaires au Moyen-Age. Leur médecine resta grecque. Son fruit le plus clair a été la reconstitution de l’Antiqujté.

La médecine arabe nous a transmis non seulement les traductions des ouvrages grecs en diverses langues (syriaque et autres), mais aussi les traités grecs originaux conquis dans les guerres des Khalifes contre l’Empire byzantin. Tandis que le Khalifat d’Orient s’occupait surtout de théologie et de grammaire, celui d’Occident créa les Écoles florissantes de Grenade, de Séville, où brillèrent Avenzohar et Averrohès, de Cordoue, où s’illustra Albucazis. L’alliance de la médecine et de la philosophie chez les Arabes est établie par le livre de Léon l’Africain. Ce furent des médecins juifs venant des Écoles arabes d’Espagne qui introduisirent la médecine à Montpellier.

Ecoles Italiennes. — Elles se fondèrent à Ravenne, Naples, Padoue. Bologne.

L’Ecole de Bologne qui, au xue siècle, comptait des professeurs célèbres, suivait les doctrines galéniques, tandis que celle de Padoue admettait les idées averrhoïstiques.

Ecoles de Montpellier et de Paris. — En 805, Charlemagne, sous l’inspiration d’Alcuin, créa l’enseignement des écoles et des monastères, dans lequel on professait la médecine, connue alors sous le nom de physique et considérée comme une branche de la philosophie.

La médecine prit son essor dans les Ecoles de Montpellier et de Paris, qui puisent leurs premiers principes aux sources gréco-latines.

Fondée par des médecins arabes et juifs venus d’Espagne, V Ecole de Montpellier était déjà connue en 1137. Elle s’inspira des doctrines hippocratique et galénique et emprunta à la médecine arabe. C’est en 1376 que la première dissection d’un cadavre humain fut faite à Montpellier.

Un acte datant de 1213 fait déjà mention de professeurs en médecine à Paris. En résumé, le xne siècle est à moitié salernitain et à moitié arabe; le xme siècle subit la prépondérance des Arabes, et le xive leur règne absolu qui persiste en partie dans les deux premiers tiers du siècle suivant. Le xve siècle prépare la réforme et bénéficie de la dispersion des savants après la prise de Constantinople par Mahomet II, en 1453, date du commencement des temps modernes ainsi que de la découverte de l’imprimerie.

C’est le règne du raisonnement scolastique. « La scolastique , dit Claude Bernard, veut toujours un pojnt de départ fixe et indubitable et, ne pouvant le trouver ni dans les choses extérieures, ni dans la raison, elle l’emprunte à une source quelconque telle qu'une révélation, une tradition, une autorité conventionnelle ou arbitraire. Le scolaslique ou le systématique, ce qui est la même chose, ne doute jamais de son point de départ auquel il veut tout ramener; il a l’esprit orgueilleux et intolérant et n’accepte pas la contradiction. Au contraire, l’expérimentateur qui (avec le doute philosophique et le raisonnement expérimental

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