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LES MÉTHODES PHILOSOPHIQUES DE BACON ET OESCARTES

La Renaissance en médecine fut encore assurée par les méthodes des philosophes Bacon et Descartes.

Bacon. — Le grand chancelier Bacon (1561-1626), dans son Novum Organum qu’il publia, en 1620, après l’avoir recommencé douze fois, combat le syllogisme, le raisonnement scolastique et les principes généraux posés a priori et empruntés à la tradition ou à une autorité conventionnelle ou arbitraire. La scolastique ou la systématique ramène tout à un point de départ dont il ne doute jamais et qu’il soutient avec intolérance. Bacon préconise, au contraire, {'expérimentation et l 'induction. L’observation et l’expérience sont, dit-il, les clefs qui doivent ouyrir le temple de la vérité et faire connaître les faits de la nature qui ne peuvent se déduire ni des dogmes théologiques ni des conceptions métaphysiques. « L’observation et l’expérience pour amasser les matériaux, l’induction et la déduction pour les élaborer, voilà les seules bonnes machines intellectuelles », disait Bacon, et il ajoutait encore : « Toute médecine qui n’est pas fondée sur la philosophie est quelque chose de bien faible. » II prédisait à la médecine un grand avenir, prévoyait

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