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LES OPINIONS

a-ères qui constituent la période d’anaphytaxie souvent placée entre deux périodes d’immunite (Grasset). L’anaphylaxie explique V idiosyncrasie, e est-a-dire la sensibilité différente de chaque individu aux actions toxiques. L’étude de l'anaphylaxie éclaire certains processus de défense de l’organisme, le mécanisme de l’immunité, une série de phénomènes pathologiques, le mode de réaction de l’organisme contre les toxines et albuminoïdes étrangers; elle améliorera aussi la manière de lutter contre l’agent, pathogène. La detense de l’organisme, d'après Richet, s’adresse également aux individus et à l’espèce. Par les sélections et les hérédités l’être tend à devenir stable et c est poui le maintien de cette stabilité qu’il résiste avec tant d’énergie aux atteintes chimiques ou autresqui peuvent 1 atlecter. Avec les poisons albuminoïdes qui restent dans les cellules et ne s’éliminent pas, il y aurait danger pour l’individualité des espèces à ne pas rester chimiquement identiques à elles-mêmes. L’anaphylaxie est donc un phénomène de grande importance avec applications à la médecine légale, au diagnostic de certaines maladies et à la sérothérapie dont les accidents seront évités ou combattus par les procédés autophylactiques.

Les multiples théories de l’anaphylaxie reposent sur l’existence d’un anticorps lormé par 1 organisme à la suite de la première inoculation et dont Nicolle a démontré l’existence dans le phénomène d’Arthus. Le choc anaphylactique est vraisemblablement dû à une rencontre brusque dans les cellules nerveuses entre l’anticorps et l’antigène. Besredka fait entrer en jeu trois fonctions : sensibilisinogène, sensibilisine, an tisensibi Usine. Ch. Richet dit que le lait londamental de l’anaphylaxie est que, pour une substance albuminoïde hétérogène, les' cellules nerveuses ont été modifiées de telle sorte qu’elles vont réagir alors avec plus d'intensité à l’injection de cet hétérogène. 11

appelle toxogénine une substance spéciale qui se trouve dans le sérum des animaux anaphylactisés; elle n’est pas toxique par eile-même, mais elle peut, dans certaines conditions, engendrer une toxine par sa combinaison avec l’antigène. On a alors la réaction chimique : Toxogénine + Antigène (toxine) = Apotoxine. Cette apotoxine (ou précipitine) est toxique et sa toxicité augmente par combinaison avec l’alexine

du sang. .

Nicolle explique les faits d’anaphylaxie comme des cas particuliers de la physiologie des anticorps. Tout antigène provoque dans l’organisme la formation de deux ordres d’anticorps : coagulines et lysines, dont le conflit dans l’organisme est provoqué par Pinfection et l’intoxication. L’immunité et l’hypersensibilité, bien qu’opposées en soi, peuvent coexister chez un sujet et s’y succéder.

Immunité. — La théorie cellulaire est opposée à la théorie humorale ou chimique. Pasteur se fit de 1 immunité une idée chimique et considérait la résistance vitale comme une concurrence entre les parasites et les cellules de l’organisme vis-à-vis de l’oxygène et des substances nutritives. Pour MetchmkoiT. 1 immunité est une fonction cellulaire. L’immumle, c est la phagocytose. Cette doctrine de la phagocytose est en harmonie avec les principes darwiniens de l’évolution des êtres, elle est aussi nécessaire à la biologie generale que l’existence de la cellule et des variations des espèces. Le fait essentiel de l’immunité est la résorption et la digestion intra-cellulaire des microbes et probablement des toxines. Le leucocyte, d apres Metchnikoff. est un élément qui a sa sensibilité, constituant ce qu’on appelle l’appareil phagocytaire qui n’a pas encore atteint son dernier stade de dexelop pement et dont l’adaptation n’est pas encore parfaite, puisqu’il est souvent impuissant à terrasser e

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