LES MALADIES PAR TB0UB1.ES DE LA NOTBITION
d'urates acides (goutte), d'acide urique (gravelle), une dimioulion de l'alcalinité du sang (goutte, rhumatisme). La gravelle n'est encore qu'un vice partiel de la nutrition ; la goutte est à la limite entre les maladies nutritives simples et les maladies formatives.
La métamorphose insulfisante des matières protéiques s'associe en général au défaut d'élaboration des autres principes immédiats. Le trouble plus profond apporté aux métamorphoses do la matière vivante aboutit k la gravelle, k la goutte, au rhumatisme, qui réalisent non seulement l'histoire de l'élaboration insullisante d'un seul principe immédiat, mais résument en quelque sorte les altérations qui sont la conséquence d'un défaut dans l'élaboration de toutes les parties constituantes du corps et, par conséquent, de toutes les parties qui composent les éléments.
Dans chacune de ces maladies, si un principe immédiat est pins particulièrement soustrait à la destniclion, les autres principes immédiats, à, des degrés divers, subissent également un arrêt ou un ralentisse' ment dans leurs transformations destructives.
A chaque maladie caractérisée par l'insufii santé élaboration d'un principe immédiat, s'associe presque fatalement chez l'individu et dans sa famille, les maladies caractérisées par l'accumulation des autres principes immédiats. La statistique clinique et l'analyse physiologique démontrent et expliquent celte association si remarquable et si fréquente de la dyscrasie acide, de l'oxalurie, de la lithiase biliaire, de l'obésité, du diabète, de la gravelle, de la goutte, qui constituent comme les premières assises dans ce monceau de maladies qui toutes relèvent de la nutrition retardante. Obésité, rhumatisme chronique, goutte, asthme, gravelle, diabète, migraine, névralgie, eczômQ.Ji^i^^M biliaire, dyspepsie, hémorrholdes, fioal J:^d|^^^^| de la môme famille pathologiijtiB^^^^ri^^^^^^l
204 LES DOCTRINES MÉDECALES
Obésité. — La graisse a. une double origine : l'alimentalion et la désassimilaLioo. La condilioti pathologique de l'obésité est le défaut de combustion des graisses. Tout trouble général de la nutrition qui ralentit les oxydations pourra permettre l'accumulation, soit des graisses alimentaires, soit des graisse» de désassimllation. L'accumulation de la graisse est due à rinsufflsance des oxydations. Celte diminution des oxydations se manifeste également en ce qui concerne la destruction de la matière azotée. L'abaissement du chiffre de l'urée atteiul souvent les deux tiers, quelquefois la moitié du chiffre normal.
Goutte. — Les goutteux brûlent mal la graisse {d'où fréquence de lithiase biliaire et de Tobésilé), le sucre: (!e diabète a été considéré comme maladie goutteuse et la glycosurie s'observe assez souvent au cours de la goutte). Leur matière azotée est mal comburée, sous toutes ses formes.
Dans les métamorphoses désassimilables que subit, chez les goutteux, la matière proléique, une part plus considérable qu'à l'état normal s'élimine sous la forme d'acide urique, sans arriver à cet état d'oxydation plus parfait qui donne naissance à l'urée. La goutte est donc essentiellement caractérisée par le retard de la nutrition.
D'après Bouchard, u l'arthrite s'accompagne d'un dépAt d'urate et l'inflammation brille en partie cet urate », et, dans la goutte, il existe un état dyscrasique à prédominance acide,
Gravelle. — L'élaboration vicieuse de l'acide urique est, en quelque sorte, toute la gravelle. La gravelle est due à un état morbide général ; c'est la gravelle urique qui prédomine, puis, avec un moindre degré de fréquence, la gravelle oxalique.
La gravelle de cause interne, de cause diathésique.