‹ Les Doctrines médicales: leur évolutionChapitre 27 sur 45 · D1ES PAU TROUBLES DE LA NUTRITION · texte numérisé non relu

D1ES PAU TROUBLES DE LA NUTRITION

est lagravcllc urique, la gravelle rouge. Sa production suppose deus coodilious de production : ou une formation exagérée d'acide urique, ou un défaut de solubilité de cet acide. L'acide urique est un produit de transfcriuation médiate des substances azotées. L'acide urique doit donc dépendre de l'alimentation ; it a pour origine la matière azotée des aliments.

L'augmentation de la quantité d'acide urique n'est pas suffisante pour déterminer la gravelle; il faut, de plus, que sa solubilité soit amoindrie par la concentration des urines, l'augmentation de leur acidité, l'excès des phosphates acides. Les deux dernières conditions sont réalisées par l'insuffisance des mutations nutritives.

Diabète. — Bouchard résume ainsi sa conception pathogénique du diabète: « C'est une maladie générale de la nutrition caractérisée primitivement et essentiellement par un défaut ou une insuffisance des actes de l'assimilation, et en particulier par un déf: de consommation de sucre dans les éléments analomiques. 11 se rattache à cette grande famille de maladies qui, toutes, ont pour caractère dominant un ralentissement de la nutrition, La condition préalable du diabète est un trouble nutritif d'origine nerveuse ou de toute autre origine, quelquetbis acquis, le plus souvent congénital. Ce trouble consiste essentiellement en un ralentissement de la nutrition; il peut rendre plus lente on plus incomplète la transformation intJa-organique des acides, de la cholestérine, des graisses, de la matière azotée et même du sucre, et provoquer l'obésité, la lithiase biliaire, la gravelle, et quand Télaboration du sucre sera viciée, le diabète. Il y a alors accumulation dans le sang du sucre non utilisé, fixation d'eau dans le sang, polyurie et glycosurie, déshydratation des tissus, soif, défaut de consommation de l'oxygène, abaissement de la ternis

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péraLure, puis apparaissent les Iroubles nulritil secondaires et la consomption. ■

n Le diabète est, dit-il, pour moi, la pierre angu-' laire de la doctrine. » Cependant Benelie adopte la théorie de Claude Bernard qui en faisait une mal.idie par augmentation de la production du sucre, et Cantani estime qu'il s'agit d'une production défectueuse de ce produit. D'après A. Robin, il existe chez le diabétique, non seulement une exagération de tous les actes de la nutrition générale, mais une suractivit(5 spéciale de certains organes au premier rang desquels flgurent le foie et le système nerveux. Lecorché croit que le diabète est dû & l'apport en excès dans le foie du sucre fabriqué par le foie et que la goutte est caractérisée par une hypernutrition, c'eat-à-dire par une dèsassimilalion plus considérable, par une augmentation exagérée des échanges moléculaires. Enfin, tandis que Lancereaux rapporte i'arthritisme à un étal vaso-moteur et trophique, Landouzy le considère comme un état morbide bradytrophique, k manifestalionB diverses, aboutissanl d'une ou de plusieurs infections ou intoxications.

Hayem modilie ainsi la théorie de Lancereaux : Le système nerveux joue dans les manifcstalions de l'apthritisme un rôle prépondérant en modifiant la circulation et en s'opposant à l'action chimique des sécrétions fermentaires. Ce sont les centres nerveux de la vie organique, distincts du système ganglionnaire, localisés dans la région bulbo-encéphalique, qui tiennent sous leur dépendance le métabolisme de l'individu el constituent un appareil de régulation dont les altérations fonctionnelles entraînent rarthrilisme. et les maladies de la nutrition qui sont « des Irophonévroses par vésanies de la vie organique «. C'est ainsi qu'Hayem explique leur origiue nerveuse et \euiB parentés avec

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