LiTTnÉ, Conservation, elc , p. 129, 291, etc
3. Cest ainsi que dans leurs écrits, les mots Dieu, Providence, Religion, Culte, Immortalité, etc , sont constamment maintenus et constamment dépouillés du sens propre et naturel qu'y attachent tous les hommes.
de la science et de la logique, des convictions du génie, des croyances des peuples, des nécessités les plus impérieuses de l'individu et de la société, pour immoler ces grandes et saintes choses à l'infaillibilité de leur nouveau principe des existences^ qui est le principe de l'athéisme ; à l'évidence de leur nouveau principe de connaissance, qui est la formule propre de l'absurde ; à l'omnipotence de leur nouvelle méthode scientifique, qui est la dictature du caprice ou l'autocratie du bon plaisir ? Faut-il s'étonner enfin, si la semence sophistique, jetée par des mains infatigables à tous les vents du siècle, et venant à tomber sur la poussière inconsistante de tant d'esprits de notre temps, nous voyons s'élever partout tant de désastreuses erreurs ? erreurs religieuses qui bannissent Dieu du monde et de la conscience, tuent l'espérance et la prière, détruisent le culte et désolent les croyances ; erreurs philosophiques qui proclament « qu'aujourd'hui rien n'est plus pour nous vérité,ni erreur, et que nous ne connaissons plus la religion, mais les religions ; la morale, mais des mœurs ; les principes, mais des faits * » : erreurs historiques qui ne voient dans la vie de l'humanité qu'une évolution pour ainsi dire mécanique des lois de la fatalité ; dans le fait immense de la religion et du surnaturelj qu'un mensonge et « une chimère ' ; » dans le tableau des vertus et des crimes, qu'une mosaïque