ET L*ÉTAT ACTUEL DES ESPRITS
nuancée où nous expliquons tout et où Tesprit finit par approuver tout ce qu'il explique * : erreurs morales qui sont la négation même de la morale, et réduisent la vertu, le devoir à n'être que des /jtto, disons mieux, des modes passagères, variables suivant les temps, les préjugés, les tempéraments et les climats : erreurs politiques et sociales^ dignes corollaires de toutes celles qui précèdent, et qui se résument, on ne le sait que trop bien, dans le mépris systématique des principes, dans l'apothéose des faits, dans l'idolâtrie du nombre et de la force, dans nous ne savons quelles menaces sauvages qui s'élèvent, on ne sait de quelles associations ténébreuses, contrôla famille et la propriété, contre l'Église et l'État, contre tout ce qui était et tout ce qui est ; logiciennes impitoyables,mais conséquentes, qui écrivent avec du sang et du feu sur le pavé des rues et sur les palais des capitales,, les théories positives^ progressives et humanitaires^ qu'un scribe élégant élabore en silence entre deux fêtes et deux révolutions.
Oui, ce qui est menacé de nos jours, ce n'est pas
seulement l'Église catholique, la révélation chrétienne. Tordre religieux et surnaturel ; c'est l'ensemble des
vérités naturelles, c'est la grande idée de Dieu, la liberté humaine, la distinction même du bien et du mal ; c'est la raison et la conscience, c'est-à-dire, Téternelle philosophie, l'étemelle religion, Tétemelle morale.