‹ Les doctrines positivistes en France (volume 2)Chapitre 43 sur 135 · Uexélv, Revue des Deux-Mondes, 15oct · texte numérisé non relu

Uexélv, Revue des Deux-Mondes, 15oct

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de leur histoire. Car, selon M. Renan, « le principe le mieux assis de la philosophie naturelle, c'est que le développement du monde se fait sans l'intervention (Taucun être extérieur agissant par des volontés particulières ^ )) D'ailleurs pour M. Renan, le Dieu parfait et absolu, le Dieu conscient et personnel, n'est qu'un idéal. Ce qu'il appelle Dieu, n'est que la substance aveugle, inconsciente, fatalement agissante de l'univers. « Dieu, dit-il, est imi) anent non-seulement dans l'ensemble de l'univers, mais dans chacun des êtres qui

le composent. Seulement il ne se connaît pas égalein€7it dans tous. Il se connaît plus dans Implante que dans le rocher, dans l'animal que dans la plante, dans l'homme que dans l'animal etc. Voilà la thèse fondamentale de toute notre théologie. ' »

Passons sur la conscience divine du rocher et de la plante, et bornons-nous à constater que le Dieu de M. Renan, n'est autre que la substance même de Vunivers, passant successivement de l'état atomique à Tétât moléculaire, de l'état moléculaire a l'état solaire, de l'état solaire à l'état planétaire, et ainsi de suite, sans trêve ni repos, jusqu'à ce qu'elle arrive enfin à la conscience d'elle-même dans la période historique de l'humanité. Ainsi, pour M. Renan comme pour les autres positivistes, les seules réalités éternelles, pri-

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