‹ Les doctrines positivistes en France (volume 2)Chapitre 59 sur 135 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

LE POSITIVISME ET LES LOIS DE Lk MORALE.

Caractère absolu et universel de la loi morale. — Incompatibilité absolue du positivisme et de la loi morale. •» Fatalisme posi"* tiviste. — Conséquences logiques du fatalisme. — Contradictions des positivistes. — Tout en niant la base et la condition essentielle de toute morale, ils n'osent pat nier ouvertement les règles mêmes de la morale, — La sanction morale. — Le mal physique ou la douleur. — Rapports de ces faits avec la question de Dieu. — Gonolusion.

La loi morale, c'est Dieu lui-môme parlant perpétuellement à notre âme. Quelles que soient les défaillances de la raison spéculative, la loi du devoir, ou pour mieux dire, la voix de Dieu dans l'homme n'en retentit pas moins au fond de la Raison morale. Et telle est la souveraineté de cette loi, tel est l'éclat de son caractère supra-naturel et divin, que le scepticisme de Kant, si impitoyable pour tout le reste, s'est incliné, vaincu et brisé, devant cette intime et toutepuissante manifestation de Dieu dans la conscience.

S'il est, en effet, une loi qui se maintienne toujours debout, toujours impérieuse, toujours immuable, en dépit des passions les plus tumultueuses et des crimes

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