‹ Les doctrines positivistes en FranceChapitre 47 sur 107 · Bbnan, Revue des Deui'Uondcs, 15oct · texte numérisé non relu

Bbnan, Revue des Deui'Uondcs, 15oct

de leur histoire. Car, selon M. Renan, « le principe le mieux assis de la philosophie naturelle, c'est que le développement du monde se fait sans l'intervention d'aucun être extérieur agissant par des volontés particulières *. » D'ailleurs pour M. Renan, le Dieu parfait et absolu, le Dieu conscient et personnel, n'est qu'un idéal. Ce qu'il appelle Dieu, n'est que la substance aveugle, inconsciente, fatalement agissante de l'univers. « Dieu, dit-il, est imn aneiit non-seulement dans l'ensemble de l'univers, mais dans chacun des êtres qui le composent. Seulement il ne se connaît pas égalenient dans tous. Il se connaît plus dans \b, plante que dans le rocher, dans l'animal que dans la plante, dans l'homme que dans l'animal etc. Voilà la thèse fondamentale de toute notre théologie. ' »

Passons sur la conscience divine du rocher et de la plante, et bornons-nous à constater que le Dieu de M. Renan, n'est autre que la substance même de Vunivers, passant successivement de l'état atomique à Tétât moléculaire, de l'état moléculaire a l'état solaire, de l'état solaire à l'état planétaire, et ainsi de suite, sans trêve ni repos, jusqu'à ce qu'elle arrive enfin à la conscience d'elle-même dans la période historique de l'humanité. Ainsi, pour M. Renan comme pour les autres positivistes, les seules réalités éternelles, pH-

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