XVI OPPORTUNITÉ ET OBJET PRÉCIS
est intervenue dans les controverses qui, depuis un siècle, agitent les sociétés européennes, elle n'y a été poussée que par la nécessité de sauvegarder cette royauté sociale de son divin Fondateur; que ce qu'elle condamne dans les doctrines décorées du nom mensonger de libérales, ce n'est pas ce qu'elles auraient de favorable à la liberté des hommes, mais uniquement ce qu'elles ont d'attentatoire à la divine royauté de l'Homme- Dieu; et, par conséquent, que les doctrines romaines relatives au libéralisme ne sont pas seulement conformes à la foi chrétienne, mais tellement liées aux premiers principes de cette foi, qu'on ne peut les repousser sans renier par là même Jésus-Christ pour son Dieu.
Naguère un malheureux apostat n'a pas craint de motiver sa rébellion contre l'autorité de l'Église en disant « que les doctrines qui se nomment romaines ne sont pas même chrétiennes. > La démonstration que nous allons offrir à nos lecteurs sera la meilleure réfutation de ces blasphèmes.
DE LA PRESENTE DISCUSSION xvii
uni* •-• conciliation de* doctrine* romaine* avec le* Intérêt* de* *oclété* moderne**
Notre travail aura encore, nous Tespérons, une utilité plus grande et une portée plus étendue. Ces doctrines romaines, qu'un inexplicable aveuglement a pu seul opposer à la foi chrétienne, le *préjugéet l'ignorance les attaquent chaque jourcomme contraires aux généreuses aspirations et aux légitimes intérêts des sociétés modernes. Entre toutes les erreurs qui éloignent aujourd'hui de l'Eglise les âmes qu'elle aspire à sauver, il n'en est point de plus universellement répandue que celle-là, et il en est bien peu de plus meurtrières.
Cette erreur, nous voulons la combattre, et nous ne croyons pas être trop présomptueux en espérant de la détruire dans l'esprit de tous les lecteurs de bonne foi.
Il nous suffira pour cela de ne pas nous arrêter aux phrases sonores que le charlatanisme démagogique ne cesse de débiter à propos des idées modernes, des libertés modernes et des progrès modernes.