XXVI OPPORTUNITÉ ET OBJET PRÉCIS
non dans nos opinions individuelles, mais dans le double enseignement de la révélation divine et de rexpérience sociale.
C'est le résultat que nous espérons atteindre à l'égard de tous les hommes droits, qu'ils soient déjà chrétiens ou que de malheureuses influences lésaient tenus éloignés, jusqu'à ce jour, du christianisme.
Il n'est qu'une classe d'adversaires dont nous ne pouvons rien attendre, sinon, peut-être, une hostilité plus acharnée, ce senties hommes également ennemis de l'Eglise et de l'Etat, qui ne veulent leur séparation que pour pouvoir arriver plus aisément à détruire l'une et l'autre. Il est évident qu'en travaillant à réconcilier la société avec l'Eglise on ne peut qu'encourir la haine de ces hommes. Mais cette haine, loin d'effrayer un serviteur de la vérité, ne peut être à ses yeux qu'un titre de gloire.
Et quand l'influence de ces sophistes serait plus grande encore qu'elle ne l'est, quand il serait encore plus certain que la société, aveuglée par leurs mensonges, refusera d'ouvrir les yeux à la lumière de la vérité, et de voir l'abîme où l'entraînent ses guides pervers, nous n'en devrions
DE LA PRÉSENTE DISCUSSION xxvii
pas faire moins d'eflTorts pour élever ce flambeau et en faire briller les salutaires clartés. Un jour viendra, où les yeux qui se ferment si obstinément aujourd'hui, seront ouverts par les suites ftmestes de leur aveuglement, et alors les clartés qui auraient pu les préserver de l'abîme leur serviront du moins pour en sortir.
En tous cas, nous aurons fait notre devoir et rendu à la vérité le témoignage qu'elle attend de nous. C'est pour nous le principal, car quelle que soit l'issue de ce témoignage rendu à la royauté de Jésus-Christ, en présence d'un siècle qui la nie, nous espérons qu'il nous vaudra, de la part de ce divin Roi, un témoignage favorable en présence de son Père qui est dans les cieux.