I. ^ Orlf^ne du libéral! Ame
Pour leuï faire comprendre leur méprise, il suffit de leur rappeler lliistoirela plus moderne. Qu'ils nous disent eux-mêmes comment la doctrine qu'ils voudraient voir acceptée par l'Église s'est introduite dans le monde. Ils le savent aussi bien que nous ; jusqu'au dernier siècle, elle n'avait pas trouvé un seul défenseur, ni au sein du christianisme, ni au sein même du paganisme.
Dans le monde barbare, comme dans le monde civilisé, on s'était toujours accordé .à chercher dans les croyances religieuses la garantie des institutions sociales; et Rousseau ne fait que constater* le témoignage le plu» certain: d© l'hfetoire, et résumer les enseignements des philosophes païens, aussi bien que des docteurs chrétiens, lorsqu'il affirme qu'aucun État ne s'est jamais fondé sans que la religion lui servît de base.
Quand donc a-t-on songé à répudier cette persuasion constante et universelle du genre humain? Quels sont lés nouveaux sages qui ont inventé une théorie ignorée ou repoussée par l'unanime suffrage des maîtres de la sagesse antique ?
Ces sages, nous les connaissons. Ce sont ceux qui^ au dernier siècle, ont déclaré à Jésus-fîhrist et à son Église une guerre à mort ; et qui, pour triompher dans cette guerre, entreprise seloûeux pour le triomphe de la vérité et de la justice, ont mis en usage les plus méchantes calomnies et les plus audacieux mensonges.
Cette origine est déjà bien suspecte , et les catholiques qui se font aujoui'd'hui les promoteurs d'une doctrine inventée par les plus mortels ennemis du catholicisme, ont vraiment besoin de toute la générosité de leur cœur pour ne pas s'apercevoir qu'ils risquent fort d'être les dupes d'une infernale mystification.
H. — - Vaetique des premier» auCeur» da lll»ér allume.
Cette crainte ne pourrait que s'aggraver, si , avant de se laisser gagner par les spécieuses apparences du libéralisme, on prenait la peine d'étudier, dans tes écrits de ses premiers auteurs, te dessein impie qu'ils voilent sous ces dehors séduisants. Rien n'est plus certain en effet : ces hommes, les moins libéraux et les plus intolérants