Constantin à la Reine Olga. ÇS" i
LE 5/i8 février 1916, Constantin, roi de Grèce, écrivit d'Athènes à la reine Olga, sa mère, qui §e trouvait à Saint-Pétersbourg, la lettre suivante qui prouve que les ménagements des Alliés envers ce traître étaient dus aux sentiments de solidarité monarchique du Tsar :
Merci. Les actes des Alliés sont très suspects. Ils occupent des îles terrorisées par la faim sous le prétexte que la population désire Vénizélos. Je crains des pièges et qu'on ne nous déclare la guerre après avoir enfermé nos armées dans le Péloponèse. Si l'Empereur persistait dans ses demandes, les Alliés seraient forcés de se désister. La France a pris l'initiative aujourd'hui, grâce à ses sombres plans. Elle patronne ouvertement la politique de
Vénizélos, lui fournissant des armes et excitant à la révolution. L'Empereur connaît mon honnêteté. Elle rend inutile et ridicule toute mesure qui exclurait une indemnité pour les dommages.