‹ Les documents secrets des archives du Ministere des affaires etrangeres de RussieChapitre 40 sur 58 · Résumé sur la question de l'Asie Mineure · texte numérisé non relu

Résumé sur la question de l'Asie Mineure

COMME résultat des négociations qui ont eu lieu en 1916 à Londres et à Pétrograd, les Gouvernements alliés de Grande-Bretagne, de France et de Russie se sont mis d'accord au sujet de la délimitation future de leurs zones d'influence et d'acquisitions territoriales dans l'Asie turque, et aussi au sujet de la formation dans les limites de l'Arabie d'un État arabe indépendant ou d'une Confédération d'États arabes.

Cet accord dans ses lignes générales revient à ce qui suit :

La Russie acquiert les vilayets d'Erzeroum, Trébizonde, Van et Bitlis, et un territoire dans le Kurdistan méridional jusqu'à la ligne Mouch- Ser-Ibn Omar-Amalia frontière persane. Le point final des acquisitions russes sur le rivage de la mer Noire sera à fixer ultérieurement à l'ouest de Trébizonde.

La France obtient en Syrie une bande le

long de la côte, le vilayet d'Adana et son territoire borné au sud par la ligne Aintab-Mardin jusqu'à la future frontière russe et au nord par la ligne Ala- dagh-Kaisarie-Ak-dagh-Yildizdagh-Zarra-Egin-Charput.

La Grande-Bretagne acquiert la portion méridionale de la Mésopotamie avec Bagdad et se réserve en Syrie les ports de Caifa et d'Akka.

Par accord entre la France et l'Angleterre, la zone entre les provinces françaises et anglaises est formée par la Confédération des États arabes ou par un Etat arabe indépendant; les zones d'influence sur celui-ci ont été déterminées simultanément.

Alexandrette est déclarée port libre.

Comme garantie des intérêts religieux des puissances alliées, la Palestine et les Lieux Saints sont détachés du reste de l'Empire turc et seront soumis à un régime spécial conformément déterminé par la Russie, la France et l'Aiigleterre.

Comme règle générale, les Puissances contractantes s'obligent à maintenir les concessions et privilèges ayant existé jusqu'au moment de la guerre dans les territoires acquis par elles.

Elles conviennent de prendre une part de la dette ottomane proportionnelle aux acquisitions faites par elles.

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