SCÈNE X, Tristan, Le Comte
Tristan (voulant la suivre). Et moi . • . je saurai à tout prix ...
Le Comte (le retenant par la main). Non, tu ne la suivras pas.
Tristan (avec colère). Eh ! ne voyez-vous pas, ne comprenez-vous pas, mon père, que celui qu'elle aimait, qu'elle refusait de nous nommer c'était lui !
Le Comte (hors de lui), Ehi qu'importe !... il ne s'agit pas ici d'un fol amour!
Tristan. De l'amour d'Hélène !
Le Comte. Non ! . . . mais de notre honneur à tous ! Tiens, lis cette lettre qu'à l'instant même je reçois do d'Hérival.
Tristan (saisissant la lettre). De d'Hérival! (Commençant à lire la lettre.)
Le Comte. Coupable 1 . . . c'est moi qui le suis ... et c'est toi qu'il menace.
Tristan (tombant anéanti sur le fauteuil à droite^ ne pouvant pas croire à ce qu'il lit), O ciel ! . . . comment ! . . . îl pense que j'ai voulu le tromper . . . mais il m'accuse donc d'être un malhonnête hoiùme ! . . . (Poussant un cri,) Ah ! ce mot lui coûtera cher ...
Le Comte (voulant le calmer). Mon fils . . .
Tristan (réprimant sa colère). Laissez-moi! (IL continue de lire à voix basse et avec agitation,)