ACTE II. SCENE IV
TRISTAN
C'est aimable:..
B E r. T II E .
Aussi, tu ne seras jamais embarrassé pour (e marier!
TRISTAN
Et toi... avec ta fortune et la jolie figure, les beaux partis ne te manqueront certes pas I
BERTHE
Ah ! ni à toi non plus !
HÉLÈNE, cessant découdre et les regardant tous deui.
Ah çà! vous aviez des confidences à vous faire et vous ne vous faites que des compliments.
BERTHE
Tu trouves!... (Elle va s'asseoir près du bureau à gauche.) HELENE.
Ça en a Tair!
TRISTAN
C est vrai, (Après ua instant de silence, s'aoprochant de Berlhe.)
Berthe'..
TRISTAN
Est-ce que tu n'as pas causé tout à Tlieure dans le salon, en tè:e-à-tète avec grand' mère?
BERTHE
Oui! Et toi? e3t-ce que mon oncle ne t'a pas pris sous le bras pour te faire part d'un projet?
TRISTAN
Oui !.. eh bien ! petite cousine, que pcnses-tu de ce projet?
BERTHE
Petit cousin !.. qu'en penses-tu toi-même?..
TRISTAN, hésitant.
Je pense...
BERTHE, se levant arec crainte.
Eii bien?..
TRISTAN
Je pL^nse qi:e tu es la plus chaimante créature du monde, que l'honimeque tu choisiras... sera le plus heureux homme de lu terre... et j'ai répondu à mon père que je rendrais grâces au ciel, toute ma vie, d'avoir une sœur comme loi!
BERTHE, avec joie.
Une sœur!., une sœur!., mais tu ne m'aimes donc pas?., tu ne veux donc pas de moi ?
Oh ! je ne dis pas!
BERTHE
Oh ! ne t'embarrasses pas pour me le dire, va! je suis si contente, si heureuse !
TRISTAN , avec joie.
Tu ne m'aimes donc pas non plus !
BERTHE, de même.
Mais non ! quel bonheur !
HÉLÈNE, à part.
Ils sont charmants!
TRISTAN
Et mon père... qui m'assurait que tu ne pensais qu'à moi!
BERTHE
Et grand'mère qui me disait que je te faisais perdre la tète ! Je déclare à grand'mère que, pour rien au monde, je ne serai ta femme!
TRISTAN
Je déclare à mon père ({ue j'aimerais mieux mourir que d'être ion mari !
BERTHE
Tiens! je t'aime de tout mon cœur!
TRISTAN
Et moi, je t'adore! Ils nous disent de nous entendre. (Lui ten dantiamain.) Eh bien! nous nous entendons... Hélène en est témoin.
Je l'attesterai.
TRISTAN, d'un sérieux comique, à Berihe.
Un mot, s'il vous plaît? Pourquoi, vous qui vantiez si haut mon esprit et mes manières, refusez-vous un cavaher aussi accompli?
RERTIl c.
J'aimerais mieux ne pas le dire.
TRISTAN
Et moi, je tiens à le savoir?
BERTHE
Je le refuse, ce cavalier si charmant...