SCÈNE VIII
LE COMTE, LA COMTESSE, ealraat par le fond; BERTHE, HÉLÈNE, adroite.
LE COMTE, parlant à la comtesse.
Oui, ma mère... rien depuis ce matin! et c'esl dans ce moment... à l'instant même que je reçois... (Se reloumaut et apercevant Berthe et Hélène.) Mesdemoiselles, laissez-nous!
Oui, mon oncle. (Bas, à Hélène qu'elle emmène.) Vicns!.. viCHs!..
je ne veux pas qu'ils te voyent pleurer. (Elles sortent par le fond.)
LA COMTESSE
Ah! c'est du cliâtcau de Tremazan!
LE COMTE, se dirigeant vers la table à droite.
Oui, les lettres que nous attendions.
LA C0 5ITESSE, pendant que le comte parcourt vivement la iireraière lettre qu'il vient de décacheter.
Nos chers parents ont mis le temps à nous répondre... mais j'aime mieux que leurs résolutions aient été mûrement réfléchies-.. (Elle s'assied près de la table à droite.) LE COMTE.
Ociel!
LA COMTESSE
Qu'avez-vousdonc?...
LE COMTE, qui s'est assis de l'autre côté de la table.
Monsieur de Pontcalec, qui refuse net... un oncle! un oncle au même degré que moi î quel égoïsme et sous quel prétexte? « Mon château n'est que suffisant pour moi... et je ne pourrais, sans me gêner beaucoup... » Est-ce que nous ne nous sommes pas gênés, nous, pendant trois ans...
LA COMTESSE
Cela ne m'étonne pas de lui... Mais, donnez ! (prenant une lettre des mains du comte.) DonueZ;, je suis sùrc que madame de Nervac, une femme charmante dont je connais le cœur... (Lisant.) a Mon cher cousin, une femme prudente n'introduit jamais chez elle une personne plus jolie qu'elle, et, à aucun prix, je ne consentirais à recevoir Hélène. »
LE COMTE, avec oolère.
C'est admirable ! et, en altciulant, il faut que nous restions chargés de ce fardeau, que nous compromettions notre furtune!
LA COMTESSE
Et nos projets les plus chers !
LE COMTE
Notre avenir !
LA COMTESSE
L'avenir de nos enfants.
LE COMTE
Égoïste !.. égoïste !.. il n'y a que des égoïstes dans le monde!., et je parie que madame de Tremazan elle-même, qui est mil-