ACTE IV, SCÈNE XV
HÉLÈNE
Y paraître avec une toilette plus élégante encore que ci'.'k- ^ui était là?
LA MARQUISE, relevant la têle.
Comment?
HÉLÈNE
Accordez-moi cette lettre d'invitation et je réponds d(j tout.
LA MARQU ISE.
Mais par quels moyens, quel miracle... improviser une robe?
HÉLÈNE, lentement.
Celle de la reine de Portugal !
LA MARQUISE, poussant un cri et portant la main à son cœur.
Ah ! ce chef-d'œuvre!... vous consentiriez... (Avec désespoir.) Mais non!., cette rohe esta peine commencée... et il faudrait pour l'achever deux ou trois jours au moins!
HÉLÈNE, froidement.
Je promets de l'achever, ici même, et sur vous, en une heure.
LA MARQUISE
En une heure, impossible!
HÉLÈNE
On m''a dit parfois... que j'avais des doigts de fée... je m'en servirai... Écrivez seulement.
R ICHARD, lui présentant une plume. É... é... écrivez... l'heure avance...
HÉLÈNE
Les moments sont précieux...
LA MARQUISE, se défeodant.
Permettez...
RICHARD, approchant l'écritoire.
Trois heures un quart.
LA MARQUISE
Pas même le temps de réfléchir.
RICHARD , vivement.
Vous êtes reine !
HÉLÈNE, de même.
Vous en aurez la parure.
RICHARD
Une parure... enviée... désirée par madame Berny..,
LA MARQUISE, avec indignation.
Par elle ! I
RICHARD
Qui voulait l'avoir à tout prix.
LA MARQUISE, saisissant la plume que Riclini\\ lui présente toaj'>iir«.
Je signe I
Victoire!
HÉLÈNE, s'adressant à Corinne.
Tout le monde.
CORINNE, vers la porle du fond.
Tout le monde, Mesdemoiselles.
RICHARD, à part, et tenant le papier que la marquise viou! designer.
Je cours chez madanne de Berny.
HÉLÈNE
Tristan sera sauvé! (Les jeunes filles paraissent à la porte du fond. • Hélène s'approche de la marquise dont elle comnaense à défaire la robe - La toile torobe.)
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