‹ Les doigts de féeChapitre 26 sur 120 · ACTE II, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE III

HÉLÈNE , à part.

Ali ! Richard a bien fait de s'en aller.

TRISTAN

Mais ce qui m'a étonné, c'est l'expression de contrariété et presque de colère avec laquelle mon pore a accueilli celte proposition d'alliance. Il s'est remis cependant, et touché, aulant que possible, de l'honneur qu'on daignait nous faire, il a réponlu que Berthe, bien qu'elle fut sa nièce, ne dépendait pas de lui, mais de monsieur de Ploërmel, tuteur nommé par la famille. Sur ce, madame la marquise, avec un sourire charmant, nous ,a fait une révérence adorable comme dans un quadrille de Lanciers, et a disparu dans un flot de mousseline.

HÉLÈNE

Hé bien! alors, où est le mal? et à quoi bon s'effrayer?..

TRISTAN

Attends donc! J'avais laissé grand'mère causant ce matin dans un coin du salon avec Berlhe, et je rencontrai dans une allée du parc mon père qui s'avançait en rêvant. Lui reprochant alors la manière froide et sèche dont il avait hier reçu la belle marquise, je lui en demandai la cause... Il m'a répondu gravement que lui et ma grand'mère avaient d'autres intentions sur Berthe.

HÉLÈNE, avec émotion.

Userait possible!., et ces intentions?..

TRISTAN

Eh bien!.. Ces intentions... (Regardant vers la gauche et apercevant Bertlie qui s'avance en rêvant.) C est Berthe I

Elle vient pour essayer sa robe. Va-t'en.

TRISTAN

Non, non!., il faut avant tout que j'aie avec elle une explication...

HÉLÈNE

Y penses-tu?

TRISTAN

Pourquoi pas?

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