‹ Les doigts de féeChapitre 38 sur 120 · ACTE II, SCÈNE X · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE X

HÉLÈNE

J'ai vingt-deux ans, ma tante!

LE r.OUTE.

Sans fortune !..

HÉLÈNE

J'ai les diamants de ma mère.

LA COMTESSE

Avec votre nom !

HÉLÈNE

Je n'y manquerai jamais !

Non, c'est impossible... et je vous défends...

HÉLÈNE

Yous me défendez...

LA COMTESSE

Oui ! je vous défends de partir... au nom de ce que j'ai fait pour vous !

HÉLÈNE, avec vivacité.

Eh ! ne voyez-vous pas, que c'est par respect pour ces bienfaits même que je pars? que c'est par reconnaissance... par tendresse... (Mouvement de la comtesse.) Ah I vous m'aimez encore aujourd'hui!., il ne s'est rien dit, entre nous, d'irréparable ! Mais si je restais... chaque jour ma présence vous deviendrait plus pesante... chaque jour vos paroles deviendraient plus amères... vous gâteriez vos bienfaits... et moi, je les oublierais, peut-être !.. Non! non !. séparons-nous... quand le souvenir de tout ce que je vous dois est encore pur et vivant dans notre âme.... quittons-nous, quand nous pleurons encore de nous

quitter !.. Adieu ! (Elle va pour sortir.)

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