ACTE DEUXIÈME
virginie, effrayée.
Ah I ciel !... nous quitter un jour comine celui-ci !...' (n’un ton radonei.) Julie !...
JULIE
Madame m a manqué... Je n’aime pas qu’on me manque !
VIRGINIE, très-radoncie.
En vérité, on ne peut plus rien vous dire... vous prenez la mouche... vous vous emportez comme une sonne au lait... y
JULIE
Ah ! dame, moi, je suis saint Jean Bouche-d'or.
VIRGINIE
Je n’ai pas voulu vous blesser... je connais vos qualités je les apprécie... (Allant prendre le tablier de Julie*.) Voyons Julie, pas de coup de tête ! reprenez votre tablier. (Elle le lui met elle-même.) Et qu’il ne soit plus question de rien.
JULIE, à part.
Elle met les poucesl... j’aurai ma permission! (Haut et raiiachant son tablier.) Puisque madame reconnaît ses torts...
' VIRGINIE
Je comprends qu’aujourd’hui, ayant un grand dîner à faire, vous n ayez pas eu le temps...
JULIE
Et puis la sanié de ma pauvre tante de Chaillot...
VIRGINIE
Ah ! oui, votre tante... Elle est donc plus malade ?...
JULIE
Ah ! elle est bien«bas, madame, bien bas, bien bas ! et ça m inquiété... même que tout à l’heure j’en ai laissé brûler un roux....
. VIRGINIE, à part.
■ A P ! m ° n , Di ® u si elle allait manquer notre dîner î... un dîner d ou dépend peut-être l’établissement de ma fille !... (Haut.) Eh bien, voyons, Julie, il y a peut-être un moyen de tout concilier... J
Allons donc !
JULIE, b part.
Ce soir, ouvrage...
VIRGINIE
vers dix heures, quand vous aurez fini votre
, r , JULIE, virement.
Madame me permettrait d’aller voir ma tante ?.
n . VIRGINIE.
Ouï ; siulement, n’en dites rien à monsieur... Apres tout, Joseph sera là.
(A part.)
* Julie, Virgiuie.
JULIE
Ohkmerci, madame, merci!... (a part.) Je savais bien qu’elle y viendrait !
DUROSEL, entrant par le fond*.
Ah! me voici!... Bonjour, chère amie... Eh bien, Julie, cediner?...
JULIE
Il est en train, monsieur.
DUROSHL.
J’espère que vous vous distinguerez ?
JULIE
Monsieur sera content... je ne lui dis que ce.
DUROSEL.
C’est bien, ça me suffit. (Julie sort par le fond.)