SCÈNE XII
JULIE, JOSEPH, pais DUROSEL.
JULIE
Maintenant, à nous deux!
JOSEPH, apportant la table an milieu.
A nous deux !... (ils tirent la table chacun par un bout.) Combien de rallonges ?
JULIE
Bah!... une seule... ça sera plutôt fait... Ils se serreront, les coudes. (Joseph apporte la rallonge et laplace.) Allons, ferme I... JOSEPH, après avoir repoussé.
Crac!... ça y est! (On sonne de nouveau.) Allons, bon I... Encore ouvrir!... c’est sciant! (il sort par le fond.)
JULIE, mettant la nappe et chantant.
Eh ! mirliton, eh ! mirlitaine.
Eh! mirlitaine, eh! mirliton!
DUAOSJB,, entrant par la droite en regardant h sa montre*.
Cinq heures trente-sept!... presque tous nos invités sont arrivés... et Pinchinet ne vient pas!...
JULIE, à part.
Monsieur!... si je commençais mon démolissage!...
DUROSEL.
Pour une première entrevue, c’est montrer peu d’empressement. (il passe à gauche.)
JULIE**
Ah! dame!... écoutez donc!... il n’est peut être pas si pressé...
DUROSEL.
Tu dis ?...
JULIE, mettant le couvert.
Rien, monsieur, je disais seulement que M. Pinchinet devrait déjà être ici.
DUROSEL.
C’est vrai!... Et je ne m’explique pas...
JULIE
Après ça, les jeunes gens d’aujourd’hui font tant la noce, qu’ils ne se soucient guère du mariage.
DUROSEL.
Oui, mais Pinchinet est un jeune homme rangé...
JULIE, fredonnant.
Eh ! mirliton, eh ! mirlitaine.
Eh ! mirlitaine...
* Julie, Durotel.
* Üurosel, Julie.