‹ Les dominicains, leur raison d'êtreChapitre 12 sur 35 · Henri Cochin. Ouvrage cité, p · texte numérisé non relu

Henri Cochin. Ouvrage cité, p

fit de Fra Bartolommeo sa compagnie habituelle, à tel point, dit un chroniqueur, qu'il suffisait de chercher l'un pour trouver l'autre. Cette amitié a même fait le sujet d'un tableau du peintre Vincenzo Chiolli di Città di Castello (1).

En 1508, après le départ de Raphaël, le Frate alla à Venise, Au célèbre cloître dominicain de Santi Giovanni e Paolo, il rencontra la même activité artistique qu'à Saint-Marc de Florence. Vers cette époque, Fra Mario Pensabene et Fra Marco Maravoja rivalisaient avec le Titien et Sebastiano Luciani. Tout en s'adonnant avec passion à de difficiles travaux d'érudition, Fra Francesco Colonna et surtout Fra Giovanni Giocondo se faisaient un nom dans l'architecture (2). Cette passion de l'art au service de l'apostolat, s'est accusée tout le long de l'histoire de l'Ordre. Quand le Père Lacordaire restaura en France l'Ordre de Saint-Dominique, il recueillit parmi ses tout premiers compagnons deux peintres — les PP. Besson et Danzas, — et un architecte, le Père Piel. Le P. Besson fut un peintre de valeur, mais dont le talent ne put se déployer à l'aise au milieu de ses courses apostoliques. Etant Prieur du couvent de Sainte-Sabine à Rome, il a peint, sur les murs du Chapitre de Saint-Sixte le Vieux, la vie de saint Dominique. Flandrin a écrit au sujet de ces peintures qu'elles « sont bien composées, pleines d'expression. » Dans les compositions qui remplissent les médail- » Ions en grisaille, et les panneaux du soubassement,

1. Fe. Lonqheva. Storia délia vita e délie opère di Rafaello Samio. Milan, 1829. 1 vol. in-8°, p. 47.

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