‹ Les douleurs de la vieChapitre 111 sur 292 · Psaume xxxv · texte numérisé non relu

Psaume xxxv

autre harmonie ne nous saurait donner Tidée. A l'odorat, d'éternels et délicieux parfums, comme au goût les plus parfaites jouissances. Car, en nous accordant ici-bas les impressions de ce genre , le Seigneur a comme essayé son œuvre de récompense finale !

Au-dessus deux, les bienheureux contempleront la Trinité adorable , Marie , S. Joseph , les chœurs angéliques, tous les saints. « Oh! s'écrie ici un religieux auteur \ quel contentement a une âme de se trouver en si belle compagnie ; de jouir de la vue et de la compagnie de ces intelligences sublimes; de voir l'ordre et la disposition de ces bienheureux esprits, l'autorité de ce sénat sacré, la majesté de ces nobles vieillards que S. Jean vit assis sur leurs trônes; de contempler les armées célestes, plus brillantes que les astres, et au milieu d'elles le Roi souverain, qui, comme un soleil, leur communique ses splendeurs ; d'entendre ces concerts angéliques et le chant si harmonieux qu'entendit , dans ses révélations , le même apôtre S. Jean- ! » — Au-dessous d'eux les bienheureux verront les étoiles, le soleil, tous les astres, cette vallée de misère où ils auront vécu pendant les années de l'épreuve, et d'où ils béniront Dieu de les avoir tirés. Hélas! ils verront aussi, plus bas encore, les peines des damnés, et leur reconnaissance envers le Seigneur, qui les en aura préservés, en sera incessamment augmentée. Alors ils s'écrieront, empruntant les hymnes des prophètes : « Célébrons notre Dieu : » car il a fait éclater sa grandeur et sa gloire en précipitant )) dans la mer le cheval et le cavalier qui combattaient » contre lui. . . ^. Pour nous, notre âme s'est échappée comme » un passereau du filet des chasseurs : le filet s'est rompu,

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