‹ Les douleurs de la vieChapitre 113 sur 292 · Psaume · texte numérisé non relu

Psaume

paix. Le jour n'y finit point , et la nuit . avec ses sombres voiles , y est inconnue : une lumière pure et douce se répand autour des justes , et les environne de ses rayons comme d'un vêtement. Cette lumière n'est point semblable à la lumière sombre qui éclaire les j'eux des misérables mortels, et qui n'est que ténèbres. C'est plutôt une gloire céleste qu'une lumière. Elle pénètre plus subtilement les corps les plus épais que les rayons du soleil ne pénètrent le plus pur cristal. C'est d'elle que les bienheureux sont nourris. Elle sort d'eux et elle y entre; elle les pénètre, et s'incorpore à eux comme les aliments s'incorporent à nous. Ils la voient, ils la sentent, ils la respirent. Elle fait naître en eux une source intarissable de paix et de joie ; ils sont plongés dans cet abîme de joie comme les poissons dans la mer... Dans ce ravissement divin, les siècles coulent plus rapidement que les heures parmi les mortels ; et cependant mille et mille siècles écoulés n'ôtent rien à leur félicité, toujours nouvelle et toujours entière ^ »

« Si tu contemples le ciel , dit un jour le Seigneur à S'^ Catherine de Sienne , tu verras avec quel ordre et quel amour ma providence a tout réglé parmi les anges et les bienheureux qui ont mérité la vie éternelle par le sang de l'Agneau. Aucun ne jouit seul du bonheur que je lui ai donné, mais tous participent à celui de chacun, afin que, unis par une charité parfaite , le plus grand jouisse du bonheur du plus petit , et le plus petit du bonheur du plus grand. Je dis le plus petit quant à la mesure de la béatitude, carie plus petit est aussi rassasié que le plus grand; tous , à des degrés différents , jouissent de la plénitude du bonheur-. »

T Qu'est-ce donc encore que ce ciel où nous tendons de

1. Fénelon, Télémaque , livre xiv* ^avec deux ou trois modifications -dans le texte).

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