‹ Les douleurs de la vieChapitre 155 sur 292 · LES CONCILES · texte numérisé non relu

LES CONCILES

qui rappellera ion sera soumis àla condamnation du feu *. Il est certain qu'il s'agit ici d'une peine venant de la part de Dieu : la condamnation du feu ne laisse point de doute làdessus, ainsi que le remarque S. Augustin-, qui observe aussi que le texte distingue trois genres dépêchés : les uns plus légers, punis moins sévèrement; les autres plus rigoureusement châtiés, et cela dans l'autre vie. Or, cette gradation marque bien que les plus légers seront alors pardonnés , tandis que les autres conduisent au feu de l'enfer.

On lit, de plus, dans S. Luc, la prière du bon larron : Souvenez-vous de moi lorsque vous serez venu dans votre royaume. S. Augustin voit là encore une preuve du purgatoire. Instruit par I'Esprit-Saint, ce converti de la dernière heure ne parlerait pas ainsi s'il n'eût compris qu'après la mort on peut arriver au pardon, et que les âmes peuvent être assistées pour y réussir^.

Rappelons encore le mot de S. Pierre, au jour même de la Pentecôte. S'adressant à la foule qui entoure le cénacle, et l'exhortant à se convertir au Messie Jésus : Dieu, dit-il, l'a ressuscité, le délivrant des douleurs de V enfer, car il était impossible quil tj fût retenu ^.

Saint Augustin entend par-là que Notre-Seigneur, en descendant aux limbes, délivra un certain nombre de ceux qui y souffraient : or, ceux-là ne pouvaient être des damnés : ils se trouvaient donc , en attendant leur délivrance, dans un lieu d'expiation, qui n'est autre que le purgatoire^. Les expressions même du texte le démontrent , puisque Jésus lui-même , la pureté par essence , et

1. Qui irascitur fratri suo reus erit judicio; gui dixerit fratri suo « racha » reus erit concilio; gui dixerit « fatue » reus erit gehennœ ignis. Matth. v, 22.

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