‹ Les douleurs de la vieChapitre 199 sur 292 · Innocent III. DeContemptu mundi, II, cap. ult · texte numérisé non relu

Innocent III. DeContemptu mundi, II, cap. ult

2. Gregorii Dialogor. iv, 40. — August. De curd mortiionim, 12. — Voir aussi les Merveilles divines dans les âmes diL purgatoire, du P. Rossignoli, traduct. de M. l'abbé Poslel, 14« édition, passim.

quante ans, et qu'il en est même qui y doivent rester jusqu'à la fin du monde : « Ce sont, dit-elle, des âmes à la fois bien coupables et bien délaissées. » L'apparition décrivait son supplice en ces termes : « Je m'élance sans cesse vers Diel", et je me sens en même temps repoussé sans cesse vers l'abîme, d'où je me sens parfois sur le point de m'échapper par un élan suprême; mais aussitôt la justice divine me retient, parce que ma satisfaction n'est pas accomplie. » Et. comme la sœur soutfrait beaucoup des austérités qu'elle s'imposait en faveur de cette âme : « J'ai prié pour toi, lui dit celle-ci, et je continuerai de prier; mais tu dois t'attendre à endurer davantage encore jusqu'à ma délivrance. »

Dès le 3 décembre, quoique toujours triste, l'âme apparut déjà resplendissante. Elle parla de la colère de Dieu sur la France, à cause de la violation du dimanche, des blasphèmes, du désordre moral; mais elle assura que le Seigneur aurait pitié de notre pays, et le relèverait par le renouvellement de l'esprit chrétien, à un moment qu'elle n'était pas autorisée à indiquer.

Yoici trois actes d'amour qu'elle répétait souvent : — (' 0 mon Dieu, donnez -moi l'amour dont brûlent les «séraphins? — Donnez- moi plus encore, donnez -moi » l'amour qui embrase le cœur de la Très-Sainte Vierge ! j » — 0 mon Dieu, que ne puis-je vous aimer autant que » vous vous aimez vous-même I »

Entre le 3 et le 12 décembre , l'apparition ne revint pas; mais le 12 et les deux jours suivants elle reparut chaque ' soir, toujours plus resplendissante. Enfin, le jour de Noël, à la messe de minuit, entre les deux élévations, l'âme se fit voir à la sœur, et pour la dernière fois. — « J'ai achevé mon temps d'expiation, lui dit-elle. Je viens vous remercier, toi et ta pieuse communauté. A mon tour maintenant je prierai pour vous. Pour toi je demanderai une soumission parfaite à la sainte volonté de Dieu, et la grâce d'entrer au ciel sans passer par le purgatoire. » Le défunt

était, dans cette dernière vision, si resplendissant que sa fille ne put qu'entrevoir son visage ; tout le reste de sa personne était comme perdu dans la lumière. Et la sœur Marie-Séraphine , dès ce moment, ne fît plus que soupirer après les joies de l'éternité, quelle avait entrevues. Elle mourait comme une sainte, six mois après, le 23 juin 1871, âgée de 28 ans'.

ÉiéTation. — Souvenez-vous , ô JÉSUS plein de douceur, que pour moi vous êtes descendu du ciel : ne me perdez point, au jour de votre jugement. Je sais combien j'ai mérité de châtiments par ma lâcheté à votre service et par mes innombrables offenses ; mais je sais encore mieux que je vous aime de toute mon âme, et vous ne pouvez rejeter loin de vous le cœur qui vous cherche avec ardeur et repentance.

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