‹ Les douleurs de la vieChapitre 278 sur 292 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Conclusion de cette troisième Partie.

Si nous devons nous consoler dans les peines de la vie et en face de la nécessité où nous sommes de mourir, c'est surtout en vue de Dieu? qui nous invite à mériter par la douleur, et veut de la mort nous appeler à réternelle couronne. Le Purgatoire même, si rigoureux qu'il soit, excite plutôt notre espérance que notre terreur : car il est le salut assuré . il est le vestibule du ciel. Heureuses les âmes qui y sont parvenues ! heureux nous-mêmes si , en priant pour abréger leur épreuve , nous nous ménageons de leur part , comme de la part de ceux qui nous survivront ici-bas. une intercession semblable au jour de notre jugement I Ti^availler pour elles, c'est réjouir le cœur de Dieu, c'est travailler pour nous de la manière la plus efficace et la plus sûre. Souvenons-nous, en terminant, de ces quelques considérations , résumant celles qui ont été développées ci-dessus.

Les âmes du Purgatoire sont dans une situation à exciter très vivement notre charité : elles souffrent étrangement, et elles sont impuissantes à se procurer directement le moindre soulagement, parce qu'elles ne peuvent plus mériter.

Nous pouvons les assister facilement et efficacement, par nos prières et nos bonnes œuvres , et surtout par le saint sacrifice de la Messe, qui applique à leur intention le corps et le sang de Notre-Seigneur. Les indulgences , laumône, la charité sous ses diverses formes , leur sont aussi du plus grand secours.

Ne pouvant mériter pour elles-mêmes depuis le moment de la mort . elles nous supplient de devenir leurs intercesseurs auprès de Dieu, et mettent en nous une fraternelle confiance , que nous ne pouvons trahir sans cruauté.

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