LA GÉNÉROSITÉ. 45S
siècle : il fait toutes ces choses par la charité la plus affectueuse, pour former en eux des hommes chrétiens et des citoyens utiles à la société.
Ajoutons que la générosité renferme le sentiment de la libéralité, mais d'une libéralité sage et raisonnable, telle que doit être celle d'un bon Maître, Il doit en effet donner des récompenses aux écoliers pour exciter leur émulation, les animer à bien faire, à éviter le mal; mais il nè doit distribuer ces récompenses qu'au mérite, avec discernement, sans acception de personne, et rarement. Sf elles devenaient communes, elles deviendraient indifférentes ; et , fussent-elles même de quelque prix, on n'en ferait bientôt plus aucun cas.
Pour avoir la vertu de générosité un Maître doit estimer son emploi, le remplir avec affection , sans y rien
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LA GÊKÊROeiTÉ.
négliger, aimer à rendre service au prochain , et à lui faire tout le bien possible, à multiplier ses instructions , à les répandre avec une louable profusion , soit dans les leçons générales, soit dans les leçons particulières qu'il est quelquefois dans le cas de donner ; le faisant , toujours gratuitement, et sans autres motifs que l'avaii tage du prochain et la gloire de Dieu.
Il manquerait à cette vertu s'il se permettait des ménagements portés trop loin, sous prétexte 'que l'enseignement lui paraîtrait fatigant, ou causerait quelque altération à sa santé ; s'il cherchait plutôt sa propre utilité que l'avancement des écoliers dans l'étude qu'il ferait pour apprendre les choses dont il doit les instruire.
Il pécherait encore s'il gardait pour lui, ou pour donner à d'autres qu'à ses écoliers, les récompenses qu'il |