‹ Les dragons en cantonnement, ou, La suite des bénédictinesChapitre 17 sur 34 · SCÈNE XVII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVII

EA VEUVE,, LA PETITE , travaillant

sur le banc.

LA Veuve.

Q U E L L E réunion de qualités opposées ! des grâces ^ de la figure, de l’héroïsme, des vertus même, et une îégéreté qui suppose .presque un oubli de principes. . . . Et j’écoute ses folies , moi, qui prétends à la raison l et je l’aime , moi qui le connois à peine 1 En vérité, je crains de descendre dans mon cœur. . . . C’est qu’un petit être si intéressant , qu’on se figure exposé à uns batterie , au milieu d’une forêt de bayonnettes, et bra vaut tout cela avec la gaieté qui le caractérise ; c’est que ce petit être a tant de charmes , qu’une femme ne peut expliquer , mais qui l’entraînent si fortement. . . . Ah! qu’un soldat aimable est dangereux!

LA petite'Fille, appcrcevaiit Gertrude.

Bîa marraine , ma marraine , sauvons-nous.

LA Veuve.

Et pourquoi ?

LA petite Fille.

Voilà cette méchante femme, dont je vous ai parlé, elle m’a voulu battre , et vous battroit peut-être aussi. L A V E U V E.

îe ne crois pas cela , par exemple»

LA PETITE Fille.

Je me meurs de peur, ma marraine; rentrons , je vous en prie.

L A V E U V E, rentrant avec la petite.

Que tu es encore enfant l

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