SCÈNE V T
Le CAPÏTAINTE, i,e MARECHAL- DE S - L O G I S.
Le MARÉCHAL-DES-LOGIS [surh^ mi^r).
Vous voyez bien, mon capiLaiue , qn'U n'y a rien -là d'extraordinaire.
LB CAPITAINE
D'extraordinaire , non ; mais voilà des bosquets qnî protnettent. ( Il descend ).
LE M A R E C H A L - D E 5 - L 0 vG I S, Comment , morbleu , vous descendez ?
LE CAPITAINE
Les dragons ne reculent jamais. (y4u maréchal ~ de slogis , qui hésite). Allons donc mon vieux camarade , cette expédition seroit la premiùre où nous aurions été l'un sans l'autre.
LE MARÉCHAL-DES-LOGIS
I\1on capitaine, vous ne savez ce que vous faites^ ou Iff diable m'emporte.
LE CAPITAINE
Ne t'inquiette de rien.
tE MARÉCHAL-DES-LOGIS ( descendant)^ Escalader un couvent de filles ?
LE CAPITAINE
C'est sans mauvaise intention.
LE MARÉCHAL-DES-LOGISI
S'exposer à des poursuites
LE CAPITAINE
.De la part de qui? les difficultés m'irritent, le danger m'amuse. J'ai quelques heures à per4re 5 et je yiens i^ passer ici.
EE MARèCHAL-DES-L0Gl5^ Vos étourderics finiront mal.
LE C A P i' T A I N E.
Tu sermones sans cesse.
LE MARÉCHAL- DES-LOGIS
Ce sont tien paroles perdues.
LE CAPITAINE
En ce cas , fais-nioi grâce de tes réflexions.
LE MARÉCHAL-DES-LOGIS
Vous en pai-lez bien k votre aise; je vous, connais depuia votre enfance, je m'intéresse k vous; vous faites des fo~, lies; je vous suis, pour vous empêcher d'en faire de pjus graves; malgré mes remontrances, nous voila ici; qu'al« 4ions-nous y faire ?
LE CAPITAINE
L'amour, mon vieux camarade, l'amour.
LE MARÉCHAL-DES-LOGIS
ïl faut que je sois amoureux aussi ?
Hé sans doute. Je vais rencontrer une belle indolente,, bien lasse de sa clôture; elle me verra , m'aimera et m©. Buivera. Tu trouveras quelque vénérçible , k qui tu rappeJ-L eras le souvenir de sa jeunesse, et nous serons heureux tous quatre.
LE MARÉCHAL-DES-LOGIS,
Et si on résiste ?
leCAPITAINE.
^ous ferons la petite guerre.
le MARÉCHAL-DES-LOGIS.
Alors l'alarme se répandra, les nones crieront, les cloche»? ftonneront, les dragons «irrivCTOpt , bqus 8*isJkront , uou^ j?mpristjinei:ont, » . , , ^
(i3) LE CAPITAINE, ^t ensuite nous sortirons.
LE M A R É C n A L - D E S - L 0 (î I S. Votre oncle vous pardonne toutes vos fredaines, et vong busez de ses boutés. Jamais on n'a vu un capitaine re*« ,j)ecter moins son colonel.
LE C A r I T A I N E.
Les neveux sont faits pour faire des sottises , et les ©nçles pour les pardonner.
L E M ARÉCHAL-DES-LOGIS,
Enfin vous voulez ? . . .
leCAPITAINE.
Je ne sais ni ce qne je veux^ ni ce que je ferai ; le% tirconstances me détermineront.