‹ Les dragons et les bénédictines; comédie en un acte et en proseChapitre 3 sur 17 · SCÈNE I Y · texte numérisé non relu

SCÈNE I Y

Sœur GERTRUDE, Les Précédentes.

G E R T R u D E [prenant le milieu). Mesdames, mesdames, je suis scandalisée, anéantie," on remplace monseigneur j on ya procéder à l'élection

d'un

(9) id'iîh nouveau prélat , et on nous laisse un régiment <le clragons; un réa,in^Pnt de dragons, mesdankes , pour cou-*- "tenir ce qu'on appelie If î iiuilins.

Ste. S C H O L A S T I r) U E. TJn régiinerrt de dragons ^ sainte Agnès!

Ste. AGNÈS, Un régiment de' dragons j sainte Sciiolaslique !

Oui , mesdames ,. des dragons d'un cùLe , des gardés ma* Hionales de l'autre. . . . .

Ste. S € H 0 L A S T I 9 U E.

Et comment notre directeur veut-it^ qu'an milieu de toufi «ela, de pauvres filles? ....

Il est au mieux avec les mécréans, li lève une coÉfirî 'pagnie.

Ste. AGNÈS, Une compagnie , c'est incroyable !

Depuis hier, et nous n'en savions rien! *

Ste. S C H O L A S T I O U E, J'avais toujours douté de c-et homme-là,

Ste. AGNÈS.

Et moi aussi. Quoi qu'^l ait des vertus, il a toujours tenti ^ti tolérantisme.

Ste, S C H 0 L A S T I Ç) U E.

A la liberttî des cultes.

Et ce sont bieri-la dès sentimens de réproavé,

Ste. SCHOLASTIQUE, •^ans doute ; il faut d'abord l'esprit ^e sou état.

Ste. AGNÈS.

gûutcûir le? privilèges de l'église.

( ^0) Ste. SCHOLASTigUE.

Et ceux des ministres, Sainte Agnès.

Sic. AGNÈS.

C'est ce que je voulais dire, S.iirile Scliolaslique , (^ à Certrudey Et madame i'Abbesse , saiL-clle ce (jue va consommer i'iiapôLé ?

J'allais lui tout apprendre , quand je vous ai rencontrées,

Ste. S C H 0 L A S T I O U E.

I^e danger est pressant ^ allons instruire madame,

Ste. A G IN È S.

Elle contiendra ces jeunes têtes égarées par l'esprit malin; allons j madanie , allons.

Ste. S C H O L A S T 19 U E.

Défendons saint Benoît.

Ste. A G N É S.

Et maintenons la règle. (£//<•« sortent^

S C È iN E V.

G E R T R U D E seule.

lA la fin, du rrtonologue , le cuyifaine et le maréchal-des" logis jiaTaissent au haut de la inurailley

Ot les dignes dames, que ces dames! les vanités mondaines ne les touchent pas ; elles aiment leur état , elles y persévéreront, et je les imiterai ; car enfin ^ où irais-je pour être mieux ? Moi , pauvre sœur converse , sans taleus et sans ressource. Je suis tombée dans une sainte maison, où je ne manque de rien, et où l'impiété n'amènera pas la famine ; mais allons voir un peu ce que tout ceci deviendra. [Elle sort.)

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