‹ Les dragons et les bénédictines; comédie en un acte et en proseChapitre 8 sur 17 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

LE ^lARÉCIIAL-DES-LOGIS,

SŒUR GERTRUDE , Entrant à reculons y

les poings sur les cotés. LE CAPITAINE, G E R 1' R U I) E.

Jour de dieu ! ne vous y fourcz point.

LE M A R K C H A L-D E S - L 0 G I S, La paix , ma sœur , la paix.

La paix avec un {lr;igoii !

LE M A R É C H A L - D E S - L 0 C I S. Qui i-'est pas si diable qu'il est vcrd. G E R T R U D E.

Vouloir f;iire d\ino sœur converse une vivandière ?'

L E M A R É c H A L - D E s - L O G I s. Et pourquoi pas ?

Et saint Benoist , et sa sainte règle ?

LE M A R É C II A L - D E S - L 0 G I S. Je me nxûque de la régie, moi.

N'apj^^ rodiez pas, où je vous arrache les y eux,

LE CAPITAINE

Le charmant petit caractère !' Ï,E MARÉCHAL-DES-LOGIS.

Cette fille est pn^. qu'un allobroge.

qu'appeliez - vous fille? qu'appeliez -vous allobroge?

LE M ARÉCHAL-D ES-LOGIS, En voici bien d'une autre.

Il n'y a ici n'y filles , n'y allobroges , et vous êtes un impertinent.

LE MARÉCHAL-DES-LOGIS

Ma soeur . . ,

Un. philistin.

LE MARÉCHAL-DES-LOGIS

De grâce,,.

Cn amaléclfr.

LE M A R É C H A L - D E s - L O G I s.

Uit diable , qui iVn port e.

LE C A P I T A I N E. {riaui) Ali - ail , ail , ah.

G E R T R U D E„ Rie?. , monsieur l'ofBcier , l'iez. Oiie faites vous ici ?■ pourquoi profanox voas cette maison? par où y êtes vous^ «ntrcs , entans de belaebut?-

LE M A R É C H A L - D E S - L O G I S. Il ne taut pas faire tant de bruit. On s'en, ira par oii^ ©n est venu.

G E R T R U D E, Oli je l'espûrOi

LK MARECIÎAL-DES-LOGIS

Et on vous plantera là , vous et vos grimaces.

On fait wes ç;riTnaces, parcequ'on a de la vertu. Indi--, cne , apostat, alhée!

LE M ARÈCHAL-,D ES-LOGIS

Tieilîe imbécile, vieille cagote !"

Vieille ! vieille ! Je vais avertir nos dames^je vais ameu^r

tout le couvent , ahje suis une vieille? je suis \\\\ç iille ^

e suis une allobroge ! vous verrez , vous verrez, {^elle scxt^

S C È i4 E XIII JLE MARÉCHAL -DES-LOGIS , le CAPITAINK,

LE MARÉCHAL-DES-LOCîIS, C'est ur»e enrngt-e qiui celle fvmnie là, si tu étaÏA Rn aulricliicn. .«

LE. C A IM T A I N E

•Î^Ion vîe-.i'c CLimarade, tu n'est ]^\is heureux eu nmouv.

LE M A R É C H A L - D E S - L O G I S. Une mienon , avec qui, depuis une heure , je me con« fonds en coinpliiuens,

LE C A P l T A I N E.

De la modéruîion

LE M A R É C H A L - D E S - L O G I S. Et qui me traite -rotniue un valet de carreau.

Allons, cnnsole-toi , c'est nn pciit malheur -, j'ai da grandes nouvelles à t'apprendre.

LE MARÉCHAL~D ES LOGIS

Vous en parlez bien à votre aise. C'est pourtant vous qui me valez cette algarade. J'arais bien affaire d'entrer dans cette maudite rnaiscn ! De la modération ! de la mo-* dératicn ! Le premier maître d'armos du régiment , dont ]a réputation échoue devant le fouijle-au-pot de la com-» inunauté ! Je voulais faire son bonlieur , la placer avanta~ e;cdsement , lui donner un poste honorable à la suite de l'armée- pour prix de mes soins , elle veut ru'arraclier les les yeux , et vous voyez cela de sang-frcid, et vous voulez que je me modère ! Allons , les voilà trois à présent, ( // fiasse à g au c fie du ça-pi laine ).

Les précédexs, Ste. AGNES; sœur GERTRUUE,S.le.SCHOL ASTIQUE.

(^Pendant cette scène y le capitaine conte ses afaires au maréchal-des-logis ^ etils rtfint ensemble à /Pécari), r Ste. S CHO LAS; TIQUE,

Qrî j »Cfeiir ^ertrude , vous ayea tort»

(3o) G E R T R U D E, Comment, j'ai tort ?

Stf. A G N È S.

Oui j tout-à-fait torf.

Oiioi , ]c rcncontrei-tii ici deux honiiucs , deux effrontés j et il faudra que je me taise,

Ste. SCHOLASTIOUE.

L'esprit de charité abhorre l'éclat.

Stp. A G N È S,.

Et l'amour du prochain le défend.

11 n'y a ni charité , ni amour du prochain qui tienne ,. e& t'est le cas , ou jamais , d'être très-en colère,

Ste. A G N È S.

Ah ! sœur Gertrude , qu'avez-vous dit ?

Ste. S CHOLASTIQUE. ;

La colère , ma sœur , est un péché énorme».

Ste. A G N È S.

Un cas réservé.

G E R T R U D E, Mais quel parti prendre avec ces impcs„

Ste. AGNÈS.

Il faut leur opposer la doucenr.

Ste. SCHOLASTIOUE.

J a patience.

Les vertus modestes qui ramènent la brebis égarer,

Page 1