‹ Les dragons et les bénédictines; comédie en un acte et un proseChapitre 12 sur 21 · SCÈNE X 1 I · texte numérisé non relu

SCÈNE X 1 I

LE MARÉCHAl, - DES -LOGIS , le

CAPITAINE

LE MARÉCHAL-DES-LOGIS, C'est uii« enroiït'c <]>:>'■ ff"" i'^-ifimc là j si tu éLai» im autrichien , , ,

LE C A PI r A I X !..

Mon vieux camarade, tu n'est pas heureux en aniouis

LE M A R t C H A L - D E S - L 0 G I 8. Une guenon, avec qui, depuis une heure, je me con« fond^ en complimens.

LE C A P I T A I N E

De hi modération

LE .M A R É C H A L - F- P. S - L 0 tî l S. Et qui nie traite comme un valot de carreau.

LE CAP! T A I N E

Allons j console-toi , c'est un petit uiallieur ; j'^ai «î» grandes nouvelles a t'apprendre.

LE M A R É C H A L - l) E S L 0 T. I S. Vous en parlez bien à votre aise. C'est pourtant voua qui me val^-^^i cette al^^iarade. j\ivais bien allaire d'entrer dans cette maudite maison ! De la tuodéralion t de la mo** dération î Le premier matt e d'unues du réi^inient , dont la réputation échoue devant le tVuvUe-au-pot de la couiumnauté l Je % oulais Dire sou bonheur , la placer avanta- ;:,^'Hsement , lui donner un poste honorable ù la suite de. iaruiée ; pour prix de mes soins , elle veut u\\irtacher les les yeux , et vous \o\vi cela de si tu; - t'n id , cl vous YOuIo<: que je me modéra 1 .Vllons , les vciUi ti'ois a présent.

L F s r R Ê c É 1) F \ s , Sto. A G \ V S , îJcvuiGI'.RTRl Di:..^u.SC:UOLA.sTlQl i:,

( Pc'/leiLl/it cette SCi'f/c' , /f CJpiiillfie CO/liC St'S

i7 fLi/res au marcc/ui/-i4c's-/o^/s , et î/s rUn^ t,yisc'mù/t' à /'écart ).

Ste. se HO LASriVUE.

V'.d , ^<xi\r Uci-lrudc, V»-his avci toit.

Comment , j\ii tort ?

Ste. AGNÈS.

Oui , tout-à-fait tort.

Oiioi , je rencontrerrd ici deux hoiiunes ^ deux elTronlési el il faudra que je me taise..

Ste. S C H O L A S T I Q U E, L'esprit de charité abîiorre l'éclat.

Ste. A G N È S.

JEl l'amour du prockain le défend.

ïl n'y a ni tliarité , ni amour du procliain nui tienae ^ et c'est le cQs 5 ou jamais , d'être très-en colère.

Ste. AGNÈS.

Ail ! oœar Gertrade , qu'tivez,-vous dit ?

Ste. S CHO LA S TIQUE,.

La colère ., ma sœur , est un péché énorme,

' Ste. AGNÈS.

La cas réservé,

jMhis quel parti prendre avec ces impies.

Ste. AGNÈS.

il faut leur opposer la doacenr.

Ste. S C K 0 L A S T 1 9 U E.

La patience.

Ste. A G N È S.

Les vertus modestes qui ramènent la brebis égarée,

Savez-vous ce que ce vieux damné voulait faire de moi ? tine vivunùière,

Sir-, SCH OL ASTIQUE.

Hé bien, ma sœur, vous |);;uvic"i vous résigner.

SLe. A (; In È S.

Oui , par eeprlt de péniLence,

Stc. S C () L A S T I O U E.

El vous luire un niérile de v; tre résignation.

G li R T RUDE.

Jésus, Maria ! Se n'tntends plus rien à votre îo£i,i'|ue^

Sle. A G N k S.

iVIais pensez don : nue ces i:ens-la sont les yJus forts,

Ste. S C H O L xV S T I Q U £. Et que Id faible colombe ne peut résister à la serre du Vautour.

Oh, je résisterai , moi. Demandez, a ces ricaneurs si j^ «aiii ine défendre ?

Ste. S C H O L A S T I O U E.

Sœur Gertruùe , Vous sentcz-vous assez, de ferveur pouc brlji^uer les honneurs du marL*\'r ?

Sle. A G N É S.

Pour vous offrir en hoIncausLi-?

Ah 10 voudrais bien que cet envoyé de satan entreprît de me martyriser : par saint Benoît , je lui ferais voir teau jeu.

Ste. A G N È S.

î^la sœur, nous sonnues dans' un élnt de' quiétude, qui rious permet de nous expliquer sans passion. Retirez-vous j s'il vous piatt.

Ste. S C H O L A S T I Q U E.

Allez, nia sœur, allez.

/illons donc j mais uénez.-vou3 d'eux.

( 3--^ ) Sle. S C H O L A S T I O U E.

Heposez-vous sur noire expérience.

Sle. AGNÈS.

Et ne parlez de ceci à personne.

Ste- AGNÈS.

Évitons le scandalci

Ste. SCHOLASTrOUE.

A personne , évitons le scandale.

G E R T R U D E ( m sortant ).

Évitons le scandalei . "' " " — ;: '■ — "— — '— — ' ^

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